<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322</id><updated>2011-07-31T04:07:01.827+02:00</updated><title type='text'>SERIES</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>256</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3242549843340398999</id><published>2010-09-05T10:09:00.000+02:00</published><updated>2010-09-05T10:10:25.378+02:00</updated><title type='text'>Changement d'adresse</title><content type='html'>Je vais poursuivre &lt;a href="http://seriescillaire.e-monsite.com"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3242549843340398999?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3242549843340398999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3242549843340398999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/09/changement-dadresse.html' title='Changement d&apos;adresse'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1458535675103729693</id><published>2010-09-04T15:34:00.012+02:00</published><updated>2010-09-04T20:54:04.526+02:00</updated><title type='text'>Fiction 1 — la pudeur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ne plus être impudique, je vais écrire une fiction, choisir une narratrice qui me ressemblerait, lui enlever quelques défauts moches ou inavouables, forcer les traits romanesques, supprimer les incidents invraisemblables, rester dans la logique des choses — tout cela mettra une grande distance, ce sera de l'art.&lt;br /&gt;Il faut savoir contourner la censure.&lt;br /&gt;Il ne faut pas être naïf.&lt;br /&gt;Il faut savoir se protéger, se protéger soi, et protéger autrui.&lt;br /&gt;Protéger autrui du malaise qu'il ressent à pénétrer votre intimité, ça n'est qu'un jeu après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde de ma fiction partagerait l'humanité en deux ensembles à peu près égaux numériquement. La parole du premier ensemble, dominante, serait décrypté par un dispositif très au point d'analyses critiques en sociologie, esthétique et politique. La parole du second, poussive, devrait franchir avant tout une barrière de détection.&lt;br /&gt;La barrière de détection s'emploierait à quantifier le degré d'impudeur.&lt;br /&gt;La pudeur est un sentiment de honte, de gêne qu'une personne éprouve à faire, à envisager ou à être témoin de choses de nature sexuelle, de la nudité.&lt;br /&gt;La pudeur est la gêne qu'éprouve une personne délicate devant ce que sa dignité semble lui interdire.&lt;br /&gt;L'impudeur est le contraire de la pudeur.&lt;br /&gt;L'impudeur est l'absence de gêne qu'éprouve une personne devant ce que sa dignité semble lui interdire. Une personne impudique est-elle une personne délicate ?&lt;br /&gt;Une personne impudique n'éprouve ni honte, ni gêne à l'idée de faire, d'envisager ou d'être témoin de choses de nature sexuelle, de la nudité.&lt;br /&gt;La barrière de détection serait à même de préserver la dignité du second ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ourdirai cette fiction au fil des ans puis, la cinquantaine passée, je parlerai en mon nom dans un style économe, épuré, comme un délestage en plein vol de montgolfière. Pour l'instant, je dois encore accrocher mes bas à une jarretière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1458535675103729693?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1458535675103729693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1458535675103729693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/09/fiction-1.html' title='Fiction 1 — la pudeur'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7935575480167526501</id><published>2010-09-03T01:16:00.009+02:00</published><updated>2010-09-03T19:31:09.680+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 94</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne supporte pas les mères, je dois avouer, ni les pères, je ne supporte pas l'autorité. De quel droit imposer un cadre à autrui ? Le seul cadre, changeant, incohérent, fantasque, que j'impose à mes enfants est celui de mes humeurs : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n'ai pas assez dormi, je suis fatiguée, ça me rend injuste&lt;/span&gt;. Ou : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis énervée parce que je ne trouve pas mes clés.&lt;/span&gt; Ça ne marche pas du tout, mes enfants rencontrent partout des difficultés avec leurs profs, profs d'école, profs de danse, de dessin, de kung-fu. Je m'excuse, désolée, me flagelle.&lt;br /&gt;Je déteste voir les parents se gargariser, s'enorgueillir tels des paons. Mon amie israélienne a promis de me donner des cours de mère juive. Mon attitude est irresponsable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://creationdesamorces.e-monsite.com/"&gt;Isabelle&lt;/a&gt; travaille un personnage de clown épatant : j'ai pensé tout de suite m'acheter un nez rouge pour les moments où j'explose de colère. Tu vas perdre toute crédibilité, m'a dit justement Isabelle.&lt;br /&gt;Je n'ai pas de crédibilité, pas plus en compagne qu'en prof de fac, pas plus en mère qu'en voisine. J'ai été la mère de ma mère, mes enfants prennent soin de moi, je m'invente des fées et parrains fictifs qui ne savent pas tout ce qu'ils ont fait pour moi. Parmi eux, entre autres, des personnages de romans et de films. Une phrase de la concierge de l'école Truffaut, un échange de regards dans le métro suffisent à colorer mes journées.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7935575480167526501?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7935575480167526501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7935575480167526501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/09/quotidien-93.html' title='Quotidien 94'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7662331351498413606</id><published>2010-08-31T00:24:00.002+02:00</published><updated>2010-08-31T00:47:28.593+02:00</updated><title type='text'>Prenez garde à la sainte putain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis heureuse quand certaines choses de ma mythologie personnelle s'éclaircissent : depuis quelques semaines, ma fréquentation de Fassbinder m'amène à reconsidérer, ensemble, art et engagement.&lt;br /&gt;Dès les années 60, Fassbinder, dans une petite salle de café-théâtre, tenant les rênes de la troupe de l'action-theater, règle chaque pas de ses comédiens et dirige la scène comme un plateau de cinéma.&lt;br /&gt;Mais il explore aussi l'expressivité de l'acteur en misant sur l'improvisation physique.&lt;br /&gt;Stylisation extrême et souci de réalisme cohabitent dans la chasse aux clichés.&lt;br /&gt;Le réalisme fait la chasse aux clichés : rien de moins réaliste qu'une carte postale, que l'imitation de la réalité, plus épaisse que l'imitation qu'on en fait. Rien ne préexiste à la réalité du plateau. Et dans le travail de &lt;a href="http://creationdesamorces.e-monsite.com"&gt;Thissa&lt;/a&gt;, Fassbinder est un des éléments de l'artificialité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7662331351498413606?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7662331351498413606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7662331351498413606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/prenez-garde-la-sainte-putain.html' title='Prenez garde à la sainte putain'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2621155636854277007</id><published>2010-08-30T22:08:00.001+02:00</published><updated>2010-08-30T22:09:19.593+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 93</title><content type='html'>Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu'on &lt;a href="http://creationdesamorces.e-monsite.com"&gt;vous&lt;/a&gt; a vus ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2621155636854277007?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2621155636854277007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2621155636854277007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-93.html' title='Quotidien 93'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-880835855254710944</id><published>2010-08-27T21:47:00.016+02:00</published><updated>2010-08-30T10:09:57.698+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 92 — la mauvaise foi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On parle plutôt d'obstination déraisonnable.&lt;br /&gt;Le moment où ma mère a cessé de s'obstiner, son corps a lâché en quelques jours. Elle n'a eu de cesse de s'obstiner et, pourtant, ma soeur et moi avons toujours déploré sa faiblesse.&lt;br /&gt;Les dernières années, nous ne comprenions pas pourquoi sa condition ne la satisfaisait pas : sa retraite était suffisamment élevée pour la mettre à l'abri des vrais problèmes, sa santé était bonne, elle habitait près de nous, ses petits-enfants la réclamaient.&lt;br /&gt;Elle faisait partie du GREF, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Groupement des Retraités Éducateurs sans Frontières&lt;/span&gt;, au sein duquel elle se socialisait, comme elle l'avait toujours fait au sein d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Artisans du monde&lt;/span&gt; ou de son groupe d'analyse transactionnelle. À son arrivée à Paris, avant de choisir le GREF, elle avait d'abord rejoint un groupe d'alphabétisation dans le XVIIIe, un réseau de bibliothèques de rue, puis fait un tour du côté d'ATD Quart-monde.&lt;br /&gt;Nous raillions, même dans le militantisme, son éternel dilettantisme ; elle n'osait plus nous parler de ses engagements.&lt;br /&gt;Nous avions nos problèmes d'emploi du temps surchargé, de décisions à prendre et de tensions de couple. Nous lui savions gré de nous être utile, et de partager comme nulle autre nos récits quotidiens, elle l'avait toujours fait.&lt;br /&gt;Qu'attendait de plus une mère sexagénaire ?&lt;br /&gt;Dans ses dernières notes, des exercices d'auto-agrandissement, et la référence à un bouquin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour une éthique de la fragilité&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;J'imaginais ses journées comme de grandes étendues de temps où elle pouvait lire et écrire à loisir, se promener dans les rues, dépenser de l'argent, acheter des plantes vertes et arpenter les salles de cinéma, de théâtre et de musée. Je lui disais souvent combien je l'enviais. Tout ce temps libre, j'aurais su quoi en faire.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle cherchait des exercices d'auto-agrandissement. Elle s'inscrivait à des randonnées pour lesquelles elle achetait l'équipement, mais qu'elle ne ferait jamais.&lt;br /&gt;Le problème avec les tentatives d'amélioration de sa propre existence,  c'est la mauvaise foi.&lt;br /&gt;La mauvaise foi, parfois, peut aider : elle n'avait pas un cancer, mais une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maladie chronique&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ce qu'elle raconte d'elle-même noircit des cahiers entiers : elle va quitter l'Éducation Nationale, elle va lâcher prise, elle ne cherchera plus des succédanés, elle va s'occuper de ses cheveux, elle ne boira plus le soir, elle va s'organiser, elle ne reculera pas de dix pas après avoir avancé de deux dans la solitude, elle ne fera plus le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sauveur&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Les enfants sont très forts pour pointer la mauvaise foi, nous ne la rations pas. Même si, pendant longtemps, j'avais partagé, avec ma ferveur de fille cadette, ses engouements, reniflant chaque aliment durant la phase d'instincto-thérapie, jeûnant avec elle pour me &lt;span style="font-style: italic;"&gt;décrasser&lt;/span&gt;, entonnant avec ses collègues profs, réunis nus sous une tente lors de cérémonies indiennes, des mots qu'à onze ans, je ne comprenais pas : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I am a circle, you are a circle too&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ta mère est une adolescente, disait mon père.&lt;br /&gt;J'imaginais ce que devait être une mère non adolescente, je m'en faisais le portrait : une femme à talons qui ne pleure pas. Une femme à talons qui ne pleure pas et qui sait faire à dîner. Une femme à talons qui ne pleure pas, qui sait faire à dîner et qui a conscience de son pouvoir de séduction. Une femme qui a conscience de son pouvoir de séduction même quand elle pleure ou qu'elle fait à dîner. Un peu comme Marisa Paredes dans &lt;a href="http://www.trouvelefilm.com/film/1473/bande-annonce/Tacones-lejanos.html"&gt;Talons Aiguilles&lt;/a&gt; que j'avais vu peu après.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-880835855254710944?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/880835855254710944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/880835855254710944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-92.html' title='Quotidien 92 — la mauvaise foi'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3336498834741266440</id><published>2010-08-25T13:53:00.016+02:00</published><updated>2010-08-31T03:03:17.761+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 91 - l'engagement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THZCOO15ikI/AAAAAAAAAus/uDTmTHLHfp4/s1600/25082010538.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THZCOO15ikI/AAAAAAAAAus/uDTmTHLHfp4/s320/25082010538.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5509664006404147778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour quoi serais-je prête à m'engager ?&lt;br /&gt;Comme beaucoup de gens autour de moi, j'ai (eu) la tentation de m'engager dans un groupe organisé — je ne l'ai jamais fait.&lt;br /&gt;Je me suis engagée pour les sans papiers : certains m'expliquaient qu'ils auraient été depuis longtemps régularisés s'il n'y avait pas tant de Noirs et d'Arabes en France. La plupart d'entre eux traitaient leur femme selon un code plus archaïque encore que le Code Napoléon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne me suis pas engagée pour le droit des femmes : je ne suis pas féministe, mais…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne me suis pas engagée dans les associations de parents d'élèves, car les histoires de cantine ou de trottoir élargi, je trouve ça mesquin.&lt;br /&gt;Je ne me suis engagée dans aucun parti.&lt;br /&gt;Je ne me suis pas engagée pour la popularisation du théâtre d'art, ni pour la défense de l'avant-garde, je manque d'argument.&lt;br /&gt;L'écologie comme engagement ne me semble pas concevable.&lt;br /&gt;Si j'engage ma vie, je me taxe assez vite d'exhibitionnisme.&lt;br /&gt;Je m'engagerais bien pour la littérature numérique, mais je suis nulle en informatique.&lt;br /&gt;Je m'engage pour des diplômes, des projets.&lt;br /&gt;J'essaie de faire correctement ce qu'on me dit de faire.&lt;br /&gt;J'essaie de faire par moi-même quelques trucs.&lt;br /&gt;J'essaie d'aller d'un point A à un point B.&lt;br /&gt;J'essaie de faire des progrès en tant qu'être humain, c'est un minimum, cela ne constitue pas en soi un engagement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://blogdesamorces.wordpress.com/"&gt;Nous&lt;/a&gt; avons trouvé le titre : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avez-vous eu le temps de vous organiser depuis la dernière fois qu'on vous a vus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3336498834741266440?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3336498834741266440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3336498834741266440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-91-lengagement.html' title='Quotidien 91 - l&apos;engagement'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THZCOO15ikI/AAAAAAAAAus/uDTmTHLHfp4/s72-c/25082010538.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7119640504531844306</id><published>2010-08-22T20:16:00.016+02:00</published><updated>2010-08-25T00:01:03.340+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 90 — l'hiatus</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'aime pas réfléchir à ma propre violence.&lt;br /&gt;L'hiatus entre l'être social et l'être intime continue de me fasciner. &lt;a href="http://www.desordre.net/"&gt;Philippe&lt;/a&gt;, tu as raison, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ni de plus grands aveugles que ceux qui ne veulent pas regarder. Et les photos sont des témoignages fabriqués. Cette photo, je l'avais mise sous les yeux de mon père car, dès que je lui parlais de mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;expérience de femme battue&lt;/span&gt;, il répondait : C'est du théâtre, il ne t'aurait jamais tuée. Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;choc des photos&lt;/span&gt; face à la surdité — il avait dû prendre acte même si, depuis, il a oublié. Cette photo me permet d'entendre une réponse avec vingt ans de décalage, car alors personne ne prenait de photo.&lt;br /&gt;Sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;violence ordinaire&lt;/span&gt;, celle d'un homme né pendant la guerre, élevé au martinet, il ne peut pas la regarder.&lt;br /&gt;Depuis que ses enfants sont adultes, cette violence lui fait violence : si je lui en parle, il se met à pleurer — il se mettait autrefois en colère. Ça n'est pas regardable. Pleurs ou déni, parfois les deux. Si je l'attaque, il contre-attaque : Il faut toujours tuer le père. Tu en es encore là ?&lt;br /&gt;Quand il se croit seul avec ses petits-enfants, la violence revient, si nous le surprenons, il nous fait un clin d'oeil : C'est du théâtre. Et je la guette, sa violence, pour la condamner, pour lui dire ce qu'enfants nous ne pouvions lui dire. Mes enfants servent d'appâts. Les quelques fois où il s'est excusé ont été des triomphes.&lt;br /&gt;Mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;expérience de femme battue&lt;/span&gt; n'est-il qu'un témoignage fabriqué qui me permet, vingt ans plus tard, de lui mettre une image sous le nez ? J'en parle comme d'une expérience car les expériences ne font pas que nous constituer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu écris trop, dit ma soeur. J'écris pour quelqu'un qui, j'espère, là où il est, capte Internet. Ça fait de ce blog un hiatus, dans ce temps des vacances où je n'ai pas d'existence sociale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7119640504531844306?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7119640504531844306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7119640504531844306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/je-naime-pas-reflechir-ma-propre.html' title='Quotidien 90 — l&apos;hiatus'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3429179475902767134</id><published>2010-08-22T01:08:00.002+02:00</published><updated>2010-08-22T06:05:09.618+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 89 — L'amour est plus froid que la mort</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THChi6J0mSI/AAAAAAAAAuU/fOOpV1sOkyw/s1600/William_Morris_001.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 237px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THChi6J0mSI/AAAAAAAAAuU/fOOpV1sOkyw/s320/William_Morris_001.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508079965372193058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La reine Guenièvre &lt;/span&gt;de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Morris"&gt;William Morris&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je montrais à &lt;a href="http://retors.net/spip.php?article242"&gt;Karine&lt;/a&gt;  les ravages que le vitrificateur mal appliqué a effectué sur mon parquet. Je ne peux m'en prendre qu'à moi — j'ai mélangé les produits, et la paille de fer, j'ai trouvé ça marrant cinq minutes, jusqu'à ce qu'un fil de fer qui transperçait le gant en plastique se plante sous mon ongle.&lt;br /&gt;J'aime commencer des travaux.&lt;br /&gt;Karine s'est amusée à décoller la couche de produit le long des lattes, comme on le fait de la peau qui pèle. Elle va venir m'aider, on va gratter les cloques. Quand elle est partie, j'ai fait disparaître à l'aspirateur les lambeaux translucides. Sur les zones défrichées par Karine, l'aspect du bois redevient mat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la &lt;a href="http://www.rainer-fassbinder.net/biblio/biblio1.htm"&gt;biographie de Fassbinder&lt;/a&gt; écrite par Robert Katz, un journaliste demande au cinéaste :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une importante étape de la formation de la personnalité est franchie quand l’enfant prend conscience de son individualité, quand il découvre en lui l’être avec qui il devra vivre. Que cela vous rappelle-t-il ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Fassbinder évoque un souvenir de jouet, attendu, réclamé, puis cassé par caprice.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3429179475902767134?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3429179475902767134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3429179475902767134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-89-lamour-est-plus-froid-que_22.html' title='Quotidien 89 — L&apos;amour est plus froid que la mort'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/THChi6J0mSI/AAAAAAAAAuU/fOOpV1sOkyw/s72-c/William_Morris_001.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2769607655200840430</id><published>2010-08-21T02:44:00.003+02:00</published><updated>2010-08-22T00:10:32.543+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 88 — le savon noir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les très jeunes enfants n'ont pas la capacité de mentir, leur cerveau ne le permet pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque son cousin l’embêtait, Isaac, trois ans, se précipitait vers sa mère en pleurant :&lt;br /&gt;« Lazar ne veut plus jouer avec moi. »&lt;br /&gt;— Qu’est-ce qui s’est passé ? Il est fâché comme ça, sans raison ? Et toi, qu’est-ce que tu as fait ?&lt;br /&gt;— Je l’ai tapé. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton incapacité à mentir est une forme de connerie. Certaine fin justifie les moyens. Tu es une handicapée sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors des &lt;a href="http://blogdesamorces.wordpress.com/"&gt;répétitions&lt;/a&gt;, Isabelle lit un texte de Aung San Suu Kyi dans lequel je retiens cette phrase qui donne à la peur, dans sa forme la plus pernicieuse, la voix du bon sens. La force du bon sens est presque insurmontable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;handicapée sociale&lt;/span&gt; avec des réactions qui font peur. Je ne veux faire peur à personne, ni qu'on me console.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste un massage de tout le corps, des pieds à la tête, sans sexe ni paroles. Je vais à la mosquée dimanche pour un soin complet.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2769607655200840430?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2769607655200840430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2769607655200840430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-88-le-savon-noir_21.html' title='Quotidien 88 — le savon noir'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7634953992308056011</id><published>2010-08-20T10:18:00.007+02:00</published><updated>2010-08-20T12:26:59.926+02:00</updated><title type='text'>J'ai changé au contact des personnages de mes films</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;C'est vrai ce qu'on lit un peu partout, au sujet de votre "misogynie"?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça a quelque chose d'idiot d'avoir sans cesse à répéter : " je ne suis pas misogyne, je ne suis pas antisémite." D'où ça vient, le thème de la misogynie, je m'explique ça comme ça : je prends les femmes plus au sérieux que ne le font d'habitude les réalisateurs. Pour moi les femmes ne sont pas seulement là pour donner aux hommes des raisons d'agir, elles n'ont pas cette fonction d'objet. C'est une attitude générale du cinéma, une attitude que je méprise. Et je montre justement que les femmes sont contraintes, bien plus que les hommes, à avoir recours à des moyens en partie écoeurants pour échapper à cette fonction d'objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Et comment est-ce que ça se passe dans votre vie privée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le même rapport avec les hommes qu'avec les femmes. Quand un besoin devient une nécessité, quand ce qui vous amusait tourne à l'obligation ma réaction est immédiatement agressive et négative. La relation qui m'unit à Ingrid Caven, la femme avec laquelle j'ai été marié, repose aujourd'hui comme hier, sur les affinités électives les plus fortes que j'aie jamais ressenties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Vous étiez quand même assez jaloux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le suis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Avez-vous quand même en ce moment, disons, une relation heureuse avec quelqu'un ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'en ai pas. Je vis avec Armin Meier depuis trois ans et demi et c'est une relation particulièrement difficile. Et puis, comme je l'ai déjà dit, il y a, avec Ingrid, cette importante relation qui, depuis que nous sommes divorcés, est véritablement redevenue telle qu'elle était avant. Qu'il y ait quelqu'un qui soit simplement là, vous comprenez, quelque chose qu'on n'est pas obligé d'utiliser constamment ou qu'on n'utilise pas seulement par habitude. Et puis j'ai une relation très compliquée avec ma mère. Lorsque j'ai compris qu'elle était ma mère, elle était très malade. Ça a provoqué chez moi d'une part de la pitié, d'autre part de la culpabilité, parce que dans mon égocentrisme — j'étais un enfant extrêmement égocentrique, parce que je n'avais pas de "sur-personne" qui m'aurait rapetissé — je me suis considéré comme coupable de sa maladie, ce qui a fait naître chez moi, en retour, de l'agressivité. C'était pour moi la seule façon de survivre avec cette culpabilité, peu importe qu'elle était ridicule et imaginée. Nous ne nous sortirons à coup sûr jamais complètement de ces complications, mais nous sommes devenus capables depuis de développer une relation d'amitié, ce que jamais nous n'aurions pu faire avant. Ça en fait trois ; la quatrième des relations qui me rendent — ou ne me rendent pas — heureux est celle qui me lie à Michael Ballhaus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Et chacune de ces relations porte chez vous l'étiquette "utile". Pouvez-vous au fond vivre encore avec spontanéité ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'en juge à froid, non. D'un autre côté je crois que c'est à travers une situation d'extrême désespoir et d'extrême souffrance, même considérée sous son aspect utilitaire, que l'on peut parvenir à une nouvelle spontanéité. Je vois là une chance, plus grande que celle offerte par le refoulement, de parvenir à une nouvelle naïveté dans notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Tout ça paraît assez désenchanté, assez négatif. N'y a-t-il rien de positif à vos yeux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas pour moi. Je trouve que la structure de la société dans laquelle je vis ne porte pas la marque du bonheur et de la liberté, mais plutôt celle, au contraire, de l'oppression, de la peur et de la culpabilité. Ce que l'on vous présente comme bonheur à vivre est à mon avis l'alibi qu'une société qui porte la marque de la contrainte propose à l'individu. Et je n'accepte pas cette offre telle quelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;D'où tirez-vous alors la force qui vous pousse au fond à continuer à travailler?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'utopie, du désir très concret de cette utopie. Si on m'arrache ce désir, je ne ferai plus rien non plus ; c'est pourquoi justement j'ai aussi le sentiment d'être assassiné en Allemagne en tant que créateur, si vous ne vous méprenez pas en prenant ça pour de la paranoïa. Cette chasse aux sorcières des derniers temps, et je pense qu'elle n'est que la partie émergée de l'iceberg, a été, à mon avis, orchestrée pour détruire les utopies individuelles. Et donc aussi pour que ma peur et mon sentiment de culpabilité prennent le dessus. Si j'en arrive à ce point, si ma peur l'emporte sur le désir qui me porte vers quelque chose de beau, alors je tire le rideau. Et ça ne vaut pas seulement pour mon travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Pour votre vie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, sûrement. Il n'y a aucune raison d'exister quand on n'a pas de but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mais vous essayez quand même de réaliser une part de cette utopie dans votre vie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. On essaie naturellement d'abord dans les relations qu'on a avec les autres. Mais je dirais que j'ai réussi à refouler mes peurs plutôt dans le travail, dans le travail en commun. Et il y a là réellement de grands moments de bonheur, qui m'ont conforté et que je n'ai pas été le seul à éprouver, mais aussi toute l'équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Pourriez-vous imaginer que vous tombiez follement amoureux, que vous partiez n'importe où et que vous ne travailliez plus du tout ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est curieux, mais quand je suis tombé follement amoureux, ça a plutôt déclenché chez moi une rage de travail. C'est précisément avec l'être que j'aimais que je voulais travailler, parce que pour moi tout ça se tient.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Rainer Werner Fassbinder —&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;a href="http://www.arche-editeur.com/arche.php?page=fick&amp;amp;num=158"&gt;L'Anarchie de l'imagination&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, pp.90-93&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7634953992308056011?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7634953992308056011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7634953992308056011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/cest-vrai-ce-quon-lit-un-peu-partout-au.html' title='J&apos;ai changé au contact des personnages de mes films'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7932311951463576361</id><published>2010-08-18T00:13:00.013+02:00</published><updated>2010-08-19T23:40:39.141+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 87 - la remise à niveau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une des portes de sortie possibles, c’est de prendre des photos, des preuves tangibles de ce qui a été. Avec les photos de ce qui a été, on peut faire en sorte qu’il n’y ait aucun doute sur ce qui a été, pour que ce qui a été ne puisse se reproduire. Les photographies, témoignant de ce qui a été, c’est simple, rendent le déni caduc. Pour la conjurer, avoir des photographies la violence prisonnière (on peut faire des films aussi). Grâce au dispositif complexe du miroir trois faces de la salle de bain, B photographie les parties du corps difficiles à voir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La première année, pour que ce qui a été ne puisse se reproduire, il accepte, après coup, de prendre des photos. Elle photographie sa douleur après qu’il s’est lacéré le visage à la lame de rasoir – vois ce que tu me fais. Sur la photographie, il joue de l’accordéon : les traces de lacération dessinent sur son visage une grille verticale semblable à celle du soufflet de l’instrument, à l’inverse des touches horizontales du clavier où l’on pose la main. Au bord du canapé, vêtue d’une peau de mouton, l’enfant a vu le visage être lacéré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ensuite, quand on ne croit plus que les scènes des photographies grâce aux photographies ne vont se reproduire (la troisième année), les photographies sont les pièces qu’on produira devant les institutions, policière, juridique&lt;/span&gt;, avais-je écrit en 2007 dans &lt;a href="http://www.publie.net/fr/ebook/9782814500419/10-fois-en-moyenne"&gt;10 fois en moyenne&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai cautio&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGsNK18c4hI/AAAAAAAAAuE/6sdYpT1A7Hs/s1600/Rasko+cuisse079.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 212px; float: left; height: 320px; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506509449321046546" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGsNK18c4hI/AAAAAAAAAuE/6sdYpT1A7Hs/s320/Rasko+cuisse079.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nné, et on ne doit pas cautionner, on ne doit pas se complaire. Une institutrice à qui j'expliquais le passé (de victime) de ma fille m'a répondu : Ne l'enfermez pas dans ça, vous ne lui rendriez pas service.&lt;br /&gt;Anna devait apprendre à ne pas agresser ses petits camarades.&lt;br /&gt;Facebook est désormais le Big Brother qui stigmatise les agresseurs, l'injustice qui, à cet âge encore, soulève le coeur.&lt;br /&gt;Rasko, dans la ligne très claire dessinée par les services sociaux, se tient à carreau. Il prend enfin des cours linguistiques de remise à niveau, il va apprendre la langue, Lazar l'a remarqué tout de suite : Il parle mieux français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La compassion est un sol friable où rien ne peut s'élever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je paye cette leçon d'une brisure d'os, et de quelques poches de sang apparues sous la peau, blessures de guerre négligeables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après avoir été cariste sur des chantiers, Rasko suit une formation en informatique. Il a renoncé à vivre de la musique. Il affirme désormais une homophobie qu'il veut transmettre à son fils.&lt;br /&gt;Il a bien sûr été un enfant battu, mais battu par sa mère qui, sans doute, ne consultait pas les institutrices.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7932311951463576361?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7932311951463576361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7932311951463576361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-87-la-remise-niveau.html' title='Quotidien 87 - la remise à niveau'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGsNK18c4hI/AAAAAAAAAuE/6sdYpT1A7Hs/s72-c/Rasko+cuisse079.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8470702898464779945</id><published>2010-08-17T08:22:00.009+02:00</published><updated>2010-08-17T20:12:04.706+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 86 - la perdition</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous avez vous-même un coté &lt;span style="font-style: italic;"&gt;enfant perdu&lt;/span&gt;, a dit le psy de ma fille que nous voyions ensemble dans le centre pour enfants et adolescents, quand je décrivais mes conjoints, trois d'entre eux ramassés dans la rue, chiens perdus sans collier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anna me servait de prétexte pour parler avec lui, car j'ai dépassé l'âge des consultations gratuites dans les centres pour adolescents. Elle m'attendait dans la salle d'attente, elle déteste m'écouter étaler mes faiblesses : Comment peux-tu pleurer devant un inconnu ?&lt;br /&gt;Il n'a pas dit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fille perdue&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Une fille en perdition, ça serait Louise Brooks dans &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Journal_d%27une_fille_perdue"&gt;Le Journal d'une fille perdue&lt;/a&gt; de Pabst, une fille qui s'adonne à la luxure, une fille débauchée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGo2blDw4EI/AAAAAAAAAt8/a9W8fmtxquc/s1600/IMPOT_GARANT068.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 233px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGo2blDw4EI/AAAAAAAAAt8/a9W8fmtxquc/s320/IMPOT_GARANT068.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506273341846118466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sur ce portrait fait par Lazar, je suis un enfant et un chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le film, Louise Brooks devient une fille perdue après avoir été abusée par un collègue de son père et reniée par sa propre famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amies les plus proches, quel que soit leur âge, sont des femmes seules, loin de leurs familles, pour des raisons géographiques ou des motifs personnels, elles ne sont pas en couple, elles avancent seules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère avait peur de la solitude : sur l'un de ses derniers post-it, elle avait noté le numéro des &lt;a href="http://www.lamaisondesbabayagas.fr/"&gt;Babayagas&lt;/a&gt;, ces femmes de Montreuil qui vieillissent en communauté, elle cherchait comment vieillir seule, comment rompre les liens qui la maintenaient à notre service. Je résistais à la tentation de vivre avec elle, et lui opposais ma vie de famille, il faut savoir couper. Elle nous suivait dans nos déménagements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8470702898464779945?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8470702898464779945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8470702898464779945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-86-la-perdition.html' title='Quotidien 86 - la perdition'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGo2blDw4EI/AAAAAAAAAt8/a9W8fmtxquc/s72-c/IMPOT_GARANT068.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4585805942137281323</id><published>2010-08-16T09:09:00.011+02:00</published><updated>2010-08-17T08:22:39.442+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 85 — la blatte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quatre ans, je reçois de façon  sporadique des mails méprisants d'un ancien étudiant de Censier, dans  lesquels finit toujours par apparaître, sous une forme détournée, le mot  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;putain&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À l'époque, je m'en étais référée à ma  responsable, la directrice du département de lettres qui, lorsqu'elle  avait lu notre échange de mails (nous étions en plein &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_contre_le_contrat_premi%C3%A8re_embauche"&gt;CPE&lt;/a&gt;  et je correspondais avec mes étudiants — celui-ci, l'un des plus  sensibles à l'écriture de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/W._G._Sebald"&gt;Sebald&lt;/a&gt;, se lançait  dans des logorrhées  louangeuses sur mes cours qui, étant donné mon  &lt;a href="http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-76-les-roles.html"&gt;sentiment d'imposture,&lt;/a&gt; parvenaient presque à me réconforter), m'avait  sermonnée : N'avais-je pas perçu, sous le harcèlement du garçon, une  flamme romanesque digne de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Éducation  sentimentale&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;J'étais, somme toute, responsable. Et  qu'importait le mot &lt;span style="font-style: italic;"&gt;putain&lt;/span&gt; si  ma personne avait inspiré des poèmes, certes maladroits, mais sincères ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mes songes embrasés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tes fesses si belles &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les ai-je  embrassées ? &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Masser ton  carpelle     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perdues dans ta  robe  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dis-moi le ferai-je ?  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mes mains te dérobent  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je l’ai ton cortège     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ôter ton corsage &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Au diable sagesse !  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jeter le voilage  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et jouir d’ivresse     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Concert de délices &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alto rougissant  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Encens, clitoris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réveil gémissant &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous devriez être flattée, avait-elle  conclu. Soyez plus prudente à l'avenir.&lt;br /&gt;Si on porte une jupe courte,  il est normal qu'on nous viole. J'étais responsable et, comme souvent,  j'ai eu honte. À la rentrée suivante, j'envoyais aux étudiants des mails  froids et formels.&lt;br /&gt;Le harcèlement a continué : il a persécuté d'autres chargées de cours, ses camarades étudiantes. Enfin, une  maître de conférences, suite à quoi son déséquilibre&lt;span style="font-style: italic;"&gt; romanesque&lt;/span&gt; a été pris au sérieux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant quatre ans, je n'ai plus répondu à  ses mails, même s'il insultait mon conjoint ou Emilio, à peine né. C'est  ce qu'on recommande dans ces cas-là, c'est l'attitude à avoir. Et puis,  la semaine dernière, je me suis encore fait avoir. Il s'excusait,  semblait regretter son attitude passée, j'ai répondu, lui souhaitant  d'aller mieux.&lt;br /&gt;En retour, lui me souhaite d'arrêter de "fuir tout ce  que la vie offre d'intense, de vrai et de durable".&lt;br /&gt;Dans ma fuite, il  me compare à une blatte. Devrais-je préférer &lt;span style="font-style: italic;"&gt;putain&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me frappe, c'est que sa haine lui  donne un style qu'on ne retrouve pas du tout dans les essais  littéraires qu'il ne manque pas de joindre à ses mails, sait-on jamais, ma bêtise de blattoptère me permettant peut-être d'en apprécier le génie.  Devrais-je lui conseiller d'écrire un bouquin bien haineux, dans lequel  il vomirait son mépris des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;putains&lt;/span&gt;  ? Son style en deviendrait certainement flamboyant, et le style  prévaut.&lt;br /&gt;Oubliez votre humanité, revenez à l'état cellulaire, dit-il  encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature fait mal, je préfère mon humanité sans  style de blatte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4585805942137281323?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4585805942137281323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4585805942137281323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-85-la-blatte_16.html' title='Quotidien 85 — la blatte'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7917120679304046025</id><published>2010-08-14T09:23:00.006+02:00</published><updated>2010-08-14T14:19:52.345+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 84 - le titre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGaJ0uZJFHI/AAAAAAAAAts/7MSN6zRVziE/s1600/IMG_0176.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 254px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGaJ0uZJFHI/AAAAAAAAAts/7MSN6zRVziE/s320/IMG_0176.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505239133406696562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;À l'origine, mon fichier s'appelait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chef-lieu&lt;/span&gt;, titre post-moderne, sérieux.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://tierslivre.net/"&gt;François&lt;/a&gt; me propose en retour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;  &lt;a href="http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503472/qu-est-ce-qu-on-attend-pour-%C3%AAtre-heureux"&gt;Qu'est-ce   qu'on attend pour être  heureux ?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je  pense aussitôt aux nombreux manuels de   vulgarisation  psychologique dans lesquels ma mère, disparue en mai   dernier,  concentrait sa recherche de bonheur. Ces titres en forme de   recette,  nous avions pris l'habitude de nous en moquer, ma soeur et   moi, à tel  point qu'après sa mort, ma soeur a photographié, avant de   les jeter, les  couvertures les plus évocatrices — certains bouquins   étaient cachés  dans une mallette, ceux que ma mère voulait dérober à   notre ironie, ceux  qui traitaient d'astrologie ou de la sexualité des   quinquagénaires.  Parmi nos préférés : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’énigme de la femme   active, égoïsme,  sexe et compassion&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le tennis et la   sexualité, les  écrits secrets de Freud&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce  chantier qui se nommera &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qu’est-ce  qu’on attend  pour être  heureux ?&lt;/span&gt; serait une partition, une  redistribution de  la mémoire et  de la voix en fonction des lieux.&lt;br /&gt;Ces   textes, écrits entre 2000 et 2008, puisent  dans un terreau   autobiographique, celui de l’enfance, des années  d’étude, de ma vie à   Paris. Les prochains pourraient évoquer la Sicile,  Étienne Decroux,   l’adolescence de ma fille ou les mille et une façons de  rater la   rénovation d’un appartement ancien.&lt;br /&gt;C'est un   chantier ouvert, destiné à être  retourné, redessiné, élargi de façon   cumulative. Je ne sais pas si ça  peut fonctionner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la &lt;a href="http://www.desamorces.org/"&gt;compagnie de   Thissa&lt;/a&gt; en résidence à  la Maison   de l'arbre, je  découvre le premier numéro des &lt;a href="http://www.armand-gatti.org/index.php?cat=revueAG"&gt;Cahiers Armand    Gatti&lt;/a&gt; dans lequel David Lescot    écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En rendant   possible ce que le drame absolu ne peut pas faire  (embrasser une vie   entière), Gatti dramaturge rend possible par le  théâtre ce que la vie   ne peut accomplir (faire se rencontrer les  différents « moi » que nous   sommes aux époques distinctes de notre vie).  C’est l’un des usages  les  plus achevés qui soit de la scène comme utopie.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[Gatti et ses    dispositifs – AG Cahiers Armand Gatti N°1, p.16, Édition  La    Parole errante, mai 2010]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce  qui est dit là me touche infiniment, j’aimerais y   concentrer ma  recherche de bonheur — mon chantier exhumerait, de façon   utopique, un  temps et un espace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un   grand merci à Cécile Carret et &lt;a href="http://mahigan.ca/"&gt;Mahigan   Lepage&lt;/a&gt; pour les premiers  retours, et bien sûr à François.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7917120679304046025?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7917120679304046025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7917120679304046025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-84-le-titre.html' title='Quotidien 84 - le titre'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TGaJ0uZJFHI/AAAAAAAAAts/7MSN6zRVziE/s72-c/IMG_0176.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1552789884029651136</id><published>2010-08-13T21:31:00.005+02:00</published><updated>2010-08-14T08:34:30.745+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 83 — les inscriptions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sono qui per cercare i miei amici...&lt;/i&gt; Emilio arbore son body  italien sur la plage, et cette inscription lui donne un air poignant,  lui que le sable et les vagues rendent méfiant. Ce tissu fait également de mon fils un ultra ourson, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ultrabear&lt;/span&gt; plutôt. Et bien sûr, il y a des ballons, un arc-en-ciel. Au moins nous sommes d'accord, son père et moi, pour ne pas lui faire croire au Père Noël. Résisterons-nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, je  n'ai fait que des rêves à abyme : des maisons à ranger sans fin, des  escaliers à monter, des missions à accomplir sans dénouement, mes rêves  n'ont pas de dénouement, je me réveille en suspens, mes neurones en  suspens, la journée se déroule en suspens, sans dénouement. Les maisons à ranger remplacent les &lt;a href="http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/01/lappartement-de-fonction-extrait-vi.html"&gt;Indiens&lt;/a&gt; et leurs scalps, l'imaginaire adulte est triste, hélas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette  attente du dénouement peut être à l'origine de mon insomnie chronique,  j'ai toujours eu l'impression qu'il restait, avant de me glisser sous  les draps, quelque chose à accomplir — encore une &lt;a href="http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-70_22.html"&gt;présomption&lt;/a&gt;. Je me  couche enfin sans mal, les rêves prennent en charge les histoires de  dénouement, de but à atteindre et de satisfaction.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1552789884029651136?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1552789884029651136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1552789884029651136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-83-les-inscriptions.html' title='Quotidien 83 — les inscriptions'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-936920081617393330</id><published>2010-08-12T19:43:00.004+02:00</published><updated>2010-08-12T19:53:13.802+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 11</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La maladie lui offre l’autonomie qu’elle cherche depuis 1966 dans ses écrits. Il est vital désormais qu’elle se centre sur elle, qu’elle ne s’occupe que d’elle, qu’elle consacre ses forces et ses pensées à l’état de ses cellules, elle mourra sinon en quelques semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avril 2009, j’ai cru qu’elle allait mourir. Au retour d’une semaine en Italie, alors que sa voix cherchait à me rassurer au téléphone, je découvre une femme de trente-neuf kilos, presque sans cheveux. Je dois me séparer de vous, dit-elle et elle sourit. C’est la première chose qu’elle me dit. Je m’étais promis durant toute la ligne 7 de ne pas pleurer, et je pleure. Nous partons immédiatement aux urgences. Elle sera par la suite nourrie par voie parentérale. L’état de siège contre la maladie se met en place. On nous dit de trouver de petits objectifs à accomplir, des dates-relais, anniversaires, Noël, de petits obstacles à surmonter. Ma sœur pense à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Recherche du temps perdu&lt;/span&gt;, elle ne l’a jamais lu en entier. Les folios sont épuisés en quelques semaines, nous ne trouverons pas l’équivalent même si la dernière année, elle lit Handke, Bauchau, Bergougnoux, Duras, et achète des nouveautés, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trois femmes puissantes&lt;/span&gt; de Marie NDiaye, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Lièvre de Patagonie &lt;/span&gt;de Claude Lanzmann, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce que je sais de Vera Candida&lt;/span&gt; de Véronique Ovaldié, les quelques livres de Nuala O’Faolain qu’elle adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait semblant d’apprécier Hélène Bessette, elle aime la lecture plus que l’écriture, je me plante toujours avec mes cadeaux expérimentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière lecture que je partage avec elle sera Pessoa : j’essaie de lui lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ode maritime&lt;/span&gt;, bouleversée par la mise en scène de Claude Régy que j’ai vue au Théâtre de la Ville, bouleversée par Jean-Quentin Châtelain. Elle ferme les yeux, elle trouve ça très beau. Ce qu’elle vit est au-delà de la cruauté du texte, fade en comparaison, mais elle ne le dit pas : elle est toujours heureuse de mes enthousiasmes, toujours heureuse pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne peut s’occuper de personne, elle est enfin autonome, elle doit se suffire à elle-même, cela tient une année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa mère a toujours été malade, une malformation cardiaque de naissance la maintenait en alerte, toujours à l’écoute de son cœur. Ma mère aussi vivait à l’écoute du cœur de sa mère, elle avait peur, les pompiers étaient déjà venus en urgence, le cœur pouvait à tout moment lâcher, ma mère avait peur en entrant dans l’appartement, elle étouffait ses réactions.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-936920081617393330?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/936920081617393330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/936920081617393330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/la-maladie-lui-offre-lautonomie-quelle.html' title='L&apos;entonnoir 11'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6084040554944141642</id><published>2010-08-07T13:02:00.010+02:00</published><updated>2010-08-07T15:13:09.454+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 82 - le tri</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jamais comme cette fois-ci je n'ai senti le seuil de ce qu'on laisse derrière, c'est son dernier cadeau, le plus précieux, ce renoncement serein, sûr de lui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai compté sur d'autres pour m'apporter une vie contingente.&lt;br /&gt;Les enfants sont des absolus de la vie contingente, ils sont mes absolus au-delà desquels tout redevient réel, on ne peut pas faire plus absolu, je ne peux plus aimer en faisant des enfants, il faut trouver d'autres absolus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la personne que j'ai laissée avec elle, il y a ce poids confus, malhonnête dont on charge autrui pour vivre ce qu'on ne vit pas soi-même. Ce poids qu'on finit par tirer à boulet rouge, à bout portant sur celui qui n'a jamais soupçonné la teneur ni la valeur de notre vie contingente.&lt;br /&gt;J'envie les adolescents — plus je vois ma fille entrer dans cet âge des possibles, plus j'aimerais prendre sa place, autrement que comme je l'ai vécu à son âge, sans lucidité aucune, dans une hyperfragilité qui est le fondement même de l'édifice, autant dire que je souhaite une chose impossible, l'édifice sans les fondations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TF1SRTY7KQI/AAAAAAAAAtc/w1yClmibrz8/s1600/IMG_6187.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TF1SRTY7KQI/AAAAAAAAAtc/w1yClmibrz8/s320/IMG_6187.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5502644776932681986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tu ne finis jamais ce que tu commences, a remarqué ma soeur lorsque nous vidions l'appartement de notre mère. Tu tries un carton à moitié, tu n'as aspiré que les deux-tiers du parquet, tu laisses tout en plan. C'est pareil chez moi : les pièces sont dans un état de tri permanent, et si je dors sur le canapé, c'est aussi que le lit sert de réceptacle au tri des vêtements, au tri des livres et des papiers. Oui, mais là, on doit rendre les clés.&lt;br /&gt;Je pars demain et j'ai enfin compris pourquoi la veille des voyages se transformait en stress généralisé : je cherche toujours à finir avant de partir les chantiers ouverts, même s'il s'agit de cinq jours, j'entreprends de boucler la veille d'un départ ce qui doit être bouclé depuis des mois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Demain je partirai sans avoir rangé mon bureau, sans avoir lavé à la main les pulls qui s'accumulent au fond du panier, sans m'être acharnée sur mon canapé pour parvenir à le déhousser. Les housses attendront de passer à la machine vendredi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6084040554944141642?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6084040554944141642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6084040554944141642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/jamais-comme-cette-fois-ci-je-nai-senti.html' title='Quotidien 82 - le tri'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TF1SRTY7KQI/AAAAAAAAAtc/w1yClmibrz8/s72-c/IMG_6187.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1935101696240137906</id><published>2010-08-07T08:47:00.003+02:00</published><updated>2010-08-07T10:42:43.062+02:00</updated><title type='text'>Enfants 11 — le sommeil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anna ne lit plus, ce qu'elle préfère, c'est rester allongée sur son lit, dans sa chambre, à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réfléchir&lt;/span&gt;. C'est aussi pour ça qu'elle a du mal à s'endormir. Avec de la musique c'est mieux. Je lui dis qu'il faut dormir dans le silence et l'obscurité, alors que je me suis toujours endormie lumière allumée, radio ou télé allumée, ou bercée, enfant, par la machine à laver.&lt;br /&gt;Le mieux — tout habillée dans le canapé sous le feu de la lampe halogène, pour se réveiller vers trois heures du matin devant une débilité sans nom, vêtements et chaussures qui serrent, au radar, et se glisser dans le lit comme un soulagement après avoir effacé toutes les preuves de la mauvaise foi, appareils éteints et déshabillage en quelques secondes.&lt;br /&gt;Tu t'es encore endormie sur le canapé. Non seulement elle ne dort pas, mais elle se lève la nuit pour inspecter sa mère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1935101696240137906?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1935101696240137906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1935101696240137906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/enfants-11-le-sommeil.html' title='Enfants 11 — le sommeil'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-9097750173324620827</id><published>2010-08-06T05:46:00.015+02:00</published><updated>2010-08-07T21:02:32.778+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 10</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFuUfCKKWMI/AAAAAAAAAtU/TVZ5EAjYilM/s1600/03052010518.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFuUfCKKWMI/AAAAAAAAAtU/TVZ5EAjYilM/s320/03052010518.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5502154630639540418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce jour-là, j'ai suivi la psychologue du centre de soins palliatifs pour lui parler de mes enfants. Elle passait dans le couloir, je lui ai demandé quelques conseils, comment leur parler de, comment leur annoncer que, elle pouvait me recevoir, je l'ai suivie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand elle m'a demandé ce que je faisais, perturbée par l'imminence de la mort de ma mère, j'ai répondu que j'écrivais. Je ne fais jamais cette réponse-là. À chaque rentrée, au moment de remplir les données parentales, Anna me demande: Tu fais quoi cette année ? Elle s'en sort avec &lt;span&gt;Professeur&lt;/span&gt;, même si je ne suis plus professeur de rien, &lt;span&gt;Étudiante&lt;/span&gt; c'est un peu la honte. Du portefeuille je peux sortir mes cartes d'étudiant, ma carte de demandeur d'emploi, ma carte de famille nombreuse, ma dizaine de cartes de fidélité car je souscris à toutes les cartes de fidélité, même à celle d'une papeterie dans le fond du XVe où je ne mettrai probablement jamais plus les pieds, quand on me la demande je ne refuse pas la fidélité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFuUFlIicEI/AAAAAAAAAtE/YnveThIV7wA/s1600/magritte-rene-la-grande-famille-1963-9907072.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 233px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFuUFlIicEI/AAAAAAAAAtE/YnveThIV7wA/s320/magritte-rene-la-grande-famille-1963-9907072.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5502154193351372866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve que ça l'intéressait, la psychologue, l'écriture, la mort et la filiation : nous n'avons parlé que de ça. J'étais euphorique en sortant du bureau. Je l'étais toujours quand je suis entrée dans la chambre et que, assise au bord du lit, j'ai recueilli son dernier souffle. Elle a pu me rassurer sur la douleur physique, mais sur le reste non. L'une de ses amies lui avait envoyé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Entrée en scène&lt;/span&gt; de Magritte, sans savoir que l'affiche de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Grande Famille&lt;/span&gt; était restée longtemps dans notre salle à manger, et combien cette peinture me faisait peur. Mes vannes depuis se sont ouvertes, elles n'ont d'intérêt que pour moi, elles coulent, parfois je suis obligée de ne rien faire d'autre que de rester allongée à les sentir couler, comme lorsqu'on est amoureux. J'étais euphorique quand j'ai recroisé la psychologue dans le couloir: On vous l'a dit ? Ça y est. Ça m'a fait beaucoup de bien de vous parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-9097750173324620827?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/9097750173324620827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/9097750173324620827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/lentonnoir-10.html' title='L&apos;entonnoir 10'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFuUfCKKWMI/AAAAAAAAAtU/TVZ5EAjYilM/s72-c/03052010518.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5068857547415191176</id><published>2010-08-05T08:37:00.003+02:00</published><updated>2010-08-05T09:09:47.784+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 81 — le taureau (suite)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mon rêve, nous nous faisons face, j'ai saisi ses cornes à la racine, mes poignets sont d'acier, ils ne cèderont pas. Le souffle mouillé de la &lt;a href="http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-67-etat-convenable.html"&gt;bête&lt;/a&gt; brûle mes chevilles, je lui ai fait baisser la tête. L'annulation de nos forces nous rend immobiles. De temps en temps, j'aperçois sa langue blanche d'écume presque aussi longue qu'une langue de girafe — inclinée en tour de Pise, j'ai les pieds dans le sol, j'attends les mesures de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carmen&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5068857547415191176?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5068857547415191176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5068857547415191176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-81-le-taureau-suite.html' title='Quotidien 81 — le taureau (suite)'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5254653884267385597</id><published>2010-08-05T00:03:00.012+02:00</published><updated>2010-08-05T22:17:02.059+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 80 — les boucles</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFnqzNJpg3I/AAAAAAAAAs8/WmfrIGypshs/s1600/P1010250.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 263px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFnqzNJpg3I/AAAAAAAAAs8/WmfrIGypshs/s320/P1010250.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501686585234129778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sherlock Holmes traîne chez lui en peignoir pendant des jours.&lt;br /&gt;Depuis treize ans, je fais en sorte qu'il y ait au moins deux repas par jour, facile pour la préado qui se lève à midi, et je ne déroge pas au diktat de la promenade hygiénique quotidienne. On devrait traîner en pyjama plusieurs jours enfermés tous les quatre.&lt;br /&gt;Je connais par coeur la disposition de tous les cailloux de toutes les allées du square, j'ai vu des générations de canards grandir, les jeux d'enfants être rénovés une bonne dizaine de fois.&lt;br /&gt;J'ai mes pensées les plus inspirantes quand je fais le ménage, mais s'occuper d'enfants est incompatible avec un moteur de pensée, peut-être en sauve-t-on quelques bribes qu'on espère développer le soir, une fois couché, mais c'est faux, une fois couchée, je m'endors.&lt;br /&gt;J'ai repris mes études dès que j'ai eu des enfants, depuis treize ans, je n'ai plus arrêté, substituant  la passivité estudiantine à la pesanteur du foyer. Russe, lettres, FLE, serbo-croate, études théâtrales, je pense au catalan pour l'année à venir, sinon aux cours de la mairie, le dessin que j'aimerais reprendre, l'étude d'un nouvel instrument, apprendre sérieusement l'anglais, ou l'informatique, indesign, spip, savoir faire un site. Et les associer aux appels d'air : hier, j'ai reçu ma première leçon de rollers, la nuit, pour qu'ils ne se tapent pas la honte dans le quartier. Ce soir, Anna m'apprend à faire des boucles, et j'essaie de m'intéresser aux &lt;a href="http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-71.html"&gt;batailles&lt;/a&gt; de Gormiti.&lt;br /&gt;Passer dix fois par jour l'éponge sur une table peut rendre très nerveux.&lt;br /&gt;Prendre le taureau par les cornes — je vais l'écrire en grand sur le frigo.&lt;br /&gt;J'appelle la vieille dame de l'&lt;a href="http://www.ecoleduchat.asso.fr/"&gt;école du chat&lt;/a&gt; pour rendre Loulou.&lt;br /&gt;Après six ans, vous ne pouvez pas la garder ? C'est une chatte qui a déjà été abandonnée deux fois, vous savez.&lt;br /&gt;Deux abandons — elle ne s'en sort pas trop mal à mon sens.&lt;br /&gt;Moi, j'ai un cancer, quand je mourrai, je ne sais pas où iront tous ces chats, s'il le faut, je prendrai aussi la vôtre. Tenez-moi au courant.&lt;br /&gt;Les enfants l'avaient renommée Loulou, à l'origine elle s'appelait Trinity, c'est le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trinity_%28essai_atomique%29"&gt;nom de code&lt;/a&gt; du premier essai atomique de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5254653884267385597?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5254653884267385597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5254653884267385597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-80-les-boucles.html' title='Quotidien 80 — les boucles'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFnqzNJpg3I/AAAAAAAAAs8/WmfrIGypshs/s72-c/P1010250.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6502151323506077828</id><published>2010-08-03T12:59:00.011+02:00</published><updated>2010-08-03T18:03:12.981+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 79 - la langue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faire le pari de relations sans mots — quelque chose de nouveau pouvait-il naître ? Il y avait le regard, le corps, les odeurs, ce par quoi le bébé s'attache, ce par quoi je m'attachais, sans recourir au langage — un attachement viscéral, hyperspontané, qui ne résiste pas à une analyse rationnelle, à l'acception même du mot amour, qui interdit la pensée.&lt;br /&gt;On dit que c'est un lien fusionnel à la mère, une géographie unique, hors du temps.&lt;br /&gt;Rien de tel que le temps muet, silencieux, pour distendre le temps et définir un espace.&lt;br /&gt;Le lien transgressif que je cherchais se distend chaque fois. Chacun regagne son territoire, sa langue et ses coutumes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Mon avant-dernière belle-mère a rebaptisé mon fils, remplaçant le prénom serbe choisi par son père par un prénom musulman. Je ne l'ai jamais rencontrée, je ne suis jamais allée à Sarajevo, son petit-fils existe sous une identité qui n'a de réalité que pour elle. Là-bas, Lazar s'appelle  Mustafa.&lt;br /&gt;Ma dernière belle-mère fait parler mon autre fils, le petit, mettant dans sa bouche, en commentaire des photos, les phrases abêtissantes qu'elle lui prête. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je mangerais bien ce gâteau&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quelle bonne pizza !&lt;/span&gt; En version originale c'est plus pittoresque : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Che buona la pizza&lt;/span&gt; et que mon coeur se fend.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6502151323506077828?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6502151323506077828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6502151323506077828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/quotidien-79-la-langue.html' title='Quotidien 79 - la langue'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2082630603611401215</id><published>2010-08-01T11:37:00.006+02:00</published><updated>2010-08-02T17:34:10.274+02:00</updated><title type='text'>Enfants 10 - Facebook</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anna m'explique qu'elles ont toutes des mères en dépression, qu'elles se demandent, même si ce n'est pas un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;match&lt;/span&gt;, laquelle est la plus en dépression, et des mères qui fument, bon ça c'est normal pour une mère de fumer. Ses copines lui disent, ta mère ça ne se voit pas qu'elle est en dépression, mais Anna je ne suis pas en dépression, si au deuxième trimestre tu étais en dépression, je n'étais pas en dépression j'étais triste, oui bon si tu veux. Et je ne fume pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFVOCZL6ArI/AAAAAAAAAs0/wEptrHrZOu0/s1600/Athena_detras.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 219px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFVOCZL6ArI/AAAAAAAAAs0/wEptrHrZOu0/s320/Athena_detras.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500388322930459314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.esturismo.eu/Atenas1.html"&gt;Athena Parthenos&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sur facebook, le moindre faux pas, la moindre trahison, le plus petit secret révélé sont aussitôt exposés à la vindicte collective. Facebook est un énorme surmoi qui suppose excuses publiques, autocritique, justifications, nuances, recontextualisation. Elle vit sous le regard de ses trois cents amis. Combien différente j'aurais été si on m'avait poussée de la sorte dans mes retranchements, j'aurais été mille fois brûlée, sacrifiée sur l'autel de mes médisances. Ils disent s'aimer à longueur de journée, fille fille, garçon fille, s'aimer bien garçon garçon. Ils se baignent dans leur communauté mixte, aimante, colorée. Ils vont faire des pique-niques, ils se trouvent beaux les uns les autres, ils s'aiment et se soignent des plaies.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2082630603611401215?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2082630603611401215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2082630603611401215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/08/enfants-10-facebook.html' title='Enfants 10 - Facebook'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFVOCZL6ArI/AAAAAAAAAs0/wEptrHrZOu0/s72-c/Athena_detras.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5785608543240628088</id><published>2010-07-31T17:19:00.006+02:00</published><updated>2010-07-31T23:51:04.812+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 8</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;J'ai l'impression que j'ai peut-être beaucoup réfléchi jusqu'à présent, mais faussement en quelque sorte, sans faire un véritable effort, sincère, pour sortir de moi-même. Alors toutes les pensées sont des pensées vaines, et les paroles qu'on prononce souvent creuses, ne correspondent à rien de vrai en soi. Même ce que j'écrivais ne pouvait alors m'aider à vivre, car je ne voulais pas vraiment penser.&lt;br /&gt;De même l'auto-suggestion, que j'ai tellement utilisée, ne pouvait m'aider à agir, car je n'avais pas vraiment envie d'agir.&lt;br /&gt;Je me suis peu à peu affaiblie mentalement, en refusant de penser et d'agir (en refusant de le vouloir vraiment), en refusant donc la vie.&lt;br /&gt;C'est le malaise intérieur causé par cet état qui a peut-être détraqué mes nerfs.&lt;br /&gt;C'est pourquoi il m'a fallu les soigner d'abord pour pouvoir réagir ensuite contre le mal véritable.&lt;br /&gt;Ce mal est un affaiblissement de mon courage et de ma volonté dont je me sens responsable.&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les premières lignes du cahier de 1967, elle a vingt-et-un ans. Quelques jours plus tard, elle écrit : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce qui me caractérisait jusqu'à présent n'est pas la capacité de souffrir, mais la peur de souffrir : aussi ce n'est pas l'absence des êtres  qui me faisait souffrir, mais la peur de leur absence&lt;/span&gt;. Je n'ai jamais compris de quoi ma mère voulait guérir. L'interne lui dit qu'elle meurt de sa peur de mourir, ce serait une peur illégitime. Le jour de la crémation, mon oncle me dit qu'elle a toujours été comme ça, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;torturée&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai aimé cette journée pourtant pas différente des autres, car j'ai eu envie de la vivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le bonheur est en grande partie une décision.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta mère, a ajouté mon oncle, était quand même capable de m'annoncer qu'elle travaillait désormais à ouvrir ses chacras. Ma mère, à quarante ans passés, cherchait à ouvrir ses chacras, ma mère, à cinquante ans passés, partait en mission au Nicaragua aider des femmes à faire fonctionner une bibliothèque, ma mère, à soixante ans passés, voyait en sa vie une impasse, elle ne réussissait toujours pas à vivre pour elle, et c'est là qu'elle plaçait son accomplissement, dans son autonomie. Elle a laissé ses livres parmi lesquels des manuels de recherche du bonheur qui devraient suffire jusqu'à mes vieux jours, des bains dérivatifs à la mastication, en passant par la psychanalyse, la psychologie de la motivation, le symbolisme biblique, l'hypnose, l'antigymnastique, la pensée tibétaine, la fasciathérapie, la non-violence, la biologie du cerveau, l'éloge des crudités, l'éloge de la fuite, la concordance des contraires, le toucher ou le choc amoureux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5785608543240628088?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5785608543240628088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5785608543240628088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/lentonnoir-8.html' title='L&apos;entonnoir 8'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7951143288667870547</id><published>2010-07-30T13:44:00.007+02:00</published><updated>2010-07-30T17:34:29.534+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 78 - la fuite (pour Lucie)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était facile de s'identifier à Rimbaud, je me sentais sans sexe, les garçons m'appelaient Jeanne d'Arc tellement peu douée pour le flirt, les danses de paon, les expérimentations du corps. Il y avait son adolescence et sa voix sans sexe, les adolescents ont une voix sans sexe, bien que nous les sexuions à coup de jeux idiots, et de questions à peine partagent-ils leur goûter avec un enfant de l'autre sexe, tellement nous les figeons dans nos relations sans imagination.&lt;br /&gt;Il était facile de fuir à dix-sept ans vers le Nord, billet de train sac à dos, et d'écrire de poussifs alexandrins, et d'écrire des phrases comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le soleil est à ma gauche, ni trop fort, ni trop blanc&lt;/span&gt;, il était facile de penser à se suicider, et de noter au dos d'un paquet que la peau qui se forme sur le lait bouillant devient un voile sur la langue.&lt;br /&gt;Quand je suis arrivée chez Hotte, le gros Allemand rencontré lors d'un stage de théâtre, les folio poésie dans mon sac, quand je suis arrivée dans son village allemand, dans son théâtre allemand, dans son appart allemand, il a trouvé ça très normal, malgré mes dix-sept ans, que je vienne à lui comme on rejoint un amant. Ta voix adolescente sans sexe n'est pas facile à accorder, j'en ai bien peur, mais comme c'était un homme civilisé, même sans sexe, il voulait bien que tu restes. J'ai fait cuire des nouilles à son fils quelques jours, les comédiennes qui rôdent toujours près des théâtres regardaient d'un sale oeil mon corps adolescent sans sexe, Hotte se marrait.&lt;br /&gt;Puis il m'a raccompagnée à la gare, désolé de mon air outragé. Ma fuite rimbaldienne a dévié jusqu'à Strasbourg où, après une nuit passée dans un hall d'immeuble à craindre une fin anonyme et silencieuse comme un viol suivi d'un assassinat, je me suis payé une chambre d'hôtel. Si je mangeais seule au restaurant, c'est un corps avec sexe qui mangeait, je n'avais pas le loisir d'être Rimbaud tranquille.&lt;br /&gt;Je suis rentrée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7951143288667870547?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7951143288667870547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7951143288667870547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-78-la-fuite.html' title='Quotidien 78 - la fuite (pour Lucie)'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4629101182499221066</id><published>2010-07-28T21:05:00.008+02:00</published><updated>2010-08-08T00:45:31.636+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 77 - la page</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFB_eOw5YyI/AAAAAAAAAsk/GEKQ6l_UjKU/s1600/Andre%C3%AF077.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 198px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFB_eOw5YyI/AAAAAAAAAsk/GEKQ6l_UjKU/s320/Andre%C3%AF077.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5499035302355362594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand il me regardait comme ça, il s'apprêtait à m'abandonner. Des abandons, il y en a eu des dizaines, des centaines durant les quatre années de notre vie commune. C'étaient des abandons auxquels lui-même ne croyait pas : il partait l'après-midi, mais revenait trois jours après. Entre-temps, j'attendais près du téléphone et écoutais les pas dans la cage d'escalier. La lumière peut être un souffle, une respiration, on croit entendre quelqu'un monter. Il partait quinze jours, mais revenait trois mois plus tard. Ce qui lui était arrivé, il me le racontait, c'était souvent drôle, les trois premières années j'en riais.&lt;br /&gt;Le premier abandon, ça n'était pas sa faute, vraiment : en route pour l'Andorre, arrêté par la douane volante, il s'était retrouvé incarcéré à Foix. Sur le fichier de l'OFPRA, il était enregistré comme demandeur d'asile sous le nom de NIKITIN, mais sur son passeport, c'était NIKITINE qui apparaissait, plutôt НИКИТИН. Pour un -e muet, il se retrouvait en prison, personne ne comprenait. Je faisais le tour des commissariats, des hôpitaux, je téléphonais à la morgue. La joyeuse troupe de l'Est me regardait avec pitié, personne ne comprenait.  Deux mois étaient passés quand un homme frappa à la chambre de bonne. C'était le compagnon de cellule d'Andreï, un Français qui venait de sortir, il voulait me prévenir, il aimait les histoires d'amour, il lui manquait des dents, c'est lui qui m'a appris à mettre un peu d'eau froide dans le café que je lui préparais et que, dans mon trouble, j'avais oublié sur la plaque. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Café bouillu café foutu&lt;/span&gt;, de son sourire édenté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me précipitais au parloir de Foix, les gardiens aimaient bien Andreï parce que, dans la salle de musculation, il soulevait des poids que personne ne soulevait.&lt;br /&gt;Au tribunal, nous recevons des excuses républicaines, nous ne demandons pas de dédommagement.&lt;br /&gt;L'abandon romanesque a masqué les autres abandons. Andreï croyait à ses propres mensonges, il y croit encore quand il dit à sa fille que tout ce qu'il vit, c'est pour elle. Elle accueille les abandons successifs, les abandons à répétition, sans l'histoire d'amour, les abandons de son père, elle les vit sur l'histoire d'amour de sa mère, sa vie à elle commence sur mon échec amoureux. La page que j'ai tournée, pourra-t-elle la tourner, elle refuse d'en parler, je la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;saoule &lt;/span&gt;avec ça.&lt;br /&gt;Il aimait la pêche, dans la Garonne toulousaine, il pêchait des poissons-chats qui clapotaient la nuit dans une bassine, dans la chambre de bonne, et qu'il faisait cuire vivants en appuyant fort le couvercle de la poêle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4629101182499221066?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4629101182499221066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4629101182499221066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-77-la-page.html' title='Quotidien 77 - la page'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TFB_eOw5YyI/AAAAAAAAAsk/GEKQ6l_UjKU/s72-c/Andre%C3%AF077.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7790955657389365129</id><published>2010-07-28T09:28:00.003+02:00</published><updated>2010-07-28T09:59:57.673+02:00</updated><title type='text'>Du désespoir et du courage de reconnaître une utopie et de s'ouvrir à elle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne peut parler de sens de la vie sans utiliser des mots erronés. Inexacts. Mais il n'y en a pas d'autres. S'il y a quelque chose, c'est du mouvement. Un beau jour s'est formé un système solaire qui n'est plus en mouvement parce que son mouvement est réglé. Pour qu'il se remette en mouvement, il faut quelque chose qui démolisse. C'est la raison pour laquelle l'homme fut inventé. Mais cela s'est fait sans plan préconçu. Il ne nous est plus du tout permis de dire : nous sommes ici pour... Le plan des puissants s'accomplit dans notre recherche des causes qui ne fait jamais autre chose que chercher à former des systèmes de valeur, à fonder le sens. Toutes les histoires, toutes les mythologies sont les résultats de ces chaînes causales planifiées. Mais si nous détruisons maintenant les différents rouages de ce système, les forces réglées de la gravitation ne concordent plus, alors tout s'effondre. Et tout à coup il y a du mouvement et donc quelque chose. Mais nous sommes là à traîner, producteurs de valeurs. Nous sommes là pour ça. Nous ne sommes pas en mesure d'accepter le contraire de ce qui est. C'est ainsi que nous ne sommes pas même à proximité de la liberté. Nous ne sommes pas libres si nous n'admettons pas la destruction comme nous acceptons le système solaire réglé qui nous fige. On en est là parce que l'individu ne sait pas qu'il peut avoir une fin. Je ne parle pas d'un savoir intellectuel, mais d'une certitude corporelle présente dans tout ce qu'il fait. La possibilité de comprendre cela lui est longtemps refusée, il n'en fait l'expérience corporelle que beaucoup plus tard. Si l'individu faisait le plus vite possible, de la certitude qu'il doit mourir, une certitude corporelle, alors disparaîtraient pour lui les souffrances existentielles — la haine, l'envie, la jalousie. Il n'y aurait plus de peurs. Nos relations avec les autres sont des jeux cruels, parce que nous ne voulons pas reconnaître notre fin comme quelque chose de positif. Elle est positive parce qu'elle est réelle. La fin est la vie concrète. Le corps doit comprendre la mort. J'ai passé une nuit affreuse à Brême, où je faisais une mise en scène. Un rêve de mort. Il m'a pris tout à fait au dépourvu. Ensuite j'ai eu des angoisses cardiaques et je me suis précipité chez le médecin. Je n'étais pas malade naturellement. C'est beaucoup trop tard, à vingt-six ans, que cette expérience de ma fin possible, faite dans mon sommeil, m'a atteint. Je ne pouvais plus m'en servir pour mon compte. C'est le thème de ma nouvelle pièce. Elle s'appelle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ende ohne Ende&lt;/span&gt; (Fin sans fin). Mais la destruction n'est pas le contraire de ce qui est. Il y a destruction quand cette notion n'existe plus, n'a plus de signification, quand elle prend une réalité qui la fait s'évanouir. Ce que les gens inventeront alors, ce sera passionnant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Juin 1977&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la vie de chaque être, il y a ce moment terrible et merveilleux, qui pénètre comme un éclair dans la conscience de certains et comme une sacro-sainte souffrance dans le subconscient du plus grand nombre, le moment où l'on reconnaît la finitude de sa propre existence. Mais, avec beaucoup de choses fausses en tête, nous avons appris à considérer comme quelque chose de juste, d'impératif, de définitif et d'immuable, beaucoup de choses fausses, beaucoup de dégoûts et surtout, cette curieuse paralysie, non nécessaire mais manifestement utile, qui nous saisit en même temps que le désir d'une utopie qui nous soit propre. On nous a appris à prendre tant d'idées fausses et poisseuses pour nos propres idées que même le combat pour certaines utopies ne fait que recommencer sans cesse à admettre des moyens qui se révèlent ensuite faux — pas plus faux, non, mais exactement aussi faux que tout le reste. De même, la terrible connaissance de notre fin qui approche, au lieu de nous libérer, ce qu'en réalité elle pourrait et devrait faire, peut nous servir à consolider l'atroce jouissance de notre bonheur dans la médiocrité de la servitude. Le plaisir que pourrait offrir à chaque existence cette connaissance même, connaissance de l'ultime absence de sens et de la contingence essentielle de toute existence, précisément à partir du moment sacré où cette connaissance est acquise — ce plaisir qui aurait dû rendre à chaque existence son sens dans la liberté de la décision et une grande force dans le combat pour quelque chose de merveilleux, de possible, pour quelque chose qui, de manière constructive, donne du sens là où il n'y a pas de sens — nous n'avons pas appris à l'éprouver comme un plaisir, comme une joie joyeusement libérée, mais comme une angoisse au contraire, cette angoisse qui permet de jouir de la servitude dans une joie sans joie. Cette jungle honorable ne semble posséder, en dehors de la mort volontaire, aucun chemin qui mène au dehors, si ce n'est peut-être celui dont parle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Despair&lt;/span&gt;, le chemin qui mène à la folie, que l'on peut choisir d'emprunter. Mais il en va du "pays de la folie" comme de celui de la mort, l'espoir qu'ils nous offrent peut nous satisfaire, mais c'est seulement peut-être. Et nous n'avons que des nouvelles fragmentaires de la belle anarchie qui, au "pays de la folie", doit permettre aux sensations de connaître la liberté. Un jour, quand j'exigerai de moi-même une décision, il faut espérer que j'aurai suffisamment de courage pour prendre ces chemins et ne pas succomber à la grande variété des faux-fuyants qui nous sont offerts.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;1er mars 1978&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Rainer Werner Fassbinder — &lt;a href="http://www.arche-editeur.com/arche.php?page=fick&amp;amp;num=158"&gt;L'Anarchie de l'imagination&lt;/a&gt;, pp.77-79&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7790955657389365129?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7790955657389365129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7790955657389365129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/du-desespoir-et-du-courage-de.html' title='Du désespoir et du courage de reconnaître une utopie et de s&apos;ouvrir à elle'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3311868596540232798</id><published>2010-07-26T22:25:00.008+02:00</published><updated>2010-07-27T10:00:25.606+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 76 - Les rôles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE3vWqMT8vI/AAAAAAAAAsU/GIE8OVs4920/s1600/Dacha074.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE3vWqMT8vI/AAAAAAAAAsU/GIE8OVs4920/s320/Dacha074.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498313892651332338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Deux ans plus tôt, je joue Dacha dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Possédés&lt;/span&gt; de Dostoïevski, mis en scène par &lt;a href="http://www.theatresorano.com/index2.php"&gt;Didier Carette&lt;/a&gt;. Il m'a affublée d'un costume de Lolita, j'ai même sous la jupette une culotte Petit Bateau, ce que je ne vis pas très bien. Je me rase la tête, Carette sourit et remarque  à contre-jour  des projecteurs mes oreilles légèrement décollées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE3yNpBrTiI/AAAAAAAAAsc/9FKkqz3NQXg/s1600/Sorbonne075.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 222px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE3yNpBrTiI/AAAAAAAAAsc/9FKkqz3NQXg/s320/Sorbonne075.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498317036254350882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mais mon plus grand rôle de (dé)composition, je le vis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en&lt;/span&gt; Sorbonne, durant les trois années de mon contrat d'allocataire, guettant dans le couloirs, les bureaux, les brigades de l'imposture qui démasqueront la supercherie. J'essaie de faire au mieux, je porte des chemisiers, je réponds à des annonces de colloque, j'enseigne, je corrige des copies, je co-organise une journée d'étude, je tente de comprendre comment ça marche, une carrière universitaire. Après trois ans, j'ai de telles &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89reutophobie"&gt;phobies sociales&lt;/a&gt; que je pense à me faire &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sympathectomie"&gt;sectionner&lt;/a&gt; les nerfs sous les aisselles.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'entends la voix de mon directeur au moment où il m'annonce l'obtention de ma bourse : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'espère que vous serez à la hauteur&lt;/span&gt;, et sa voix, très belle, je l'entends encore certains matins, quand j'allume machinalement France Culture alors que je m'apprête à faire du ménage ou à prendre ma douche, j'entends sa voix parler de Brecht, Heiner Müller, Döblin ou Kafka, et je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle dit tellement résonne fort le gong intérieur de mes défaillances.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur l'affiche, je suis la silhouette dans le brouillard, hésitante, tantôt de dos, tantôt de face, et la tête qui se cache derrière un livre d'Épicure que, ce jour-là, j'avais dans mon sac, je ne sais plus  trop pourquoi, sans doute un de mes programmes de maîtrise de soi : on ne doit pas craindre les dieux, on ne doit pas craindre la mort, le bien est facile à atteindre, on peut supprimer la douleur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3311868596540232798?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3311868596540232798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3311868596540232798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-76-les-roles.html' title='Quotidien 76 - Les rôles'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE3vWqMT8vI/AAAAAAAAAsU/GIE8OVs4920/s72-c/Dacha074.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6167407771511437766</id><published>2010-07-26T15:52:00.011+02:00</published><updated>2010-07-26T17:53:51.657+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 75 - Viridiana</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens du soir où ils avaient rencontré ma soeur, et de son air affligé quand Arvydas avait fait les présentations :&lt;br /&gt;— Sergueï, contrebandier. Andreï, boxeur. Sarah, la femme d'Andreï. Sacha, bandit. Moi, hockey. Et toi... Fille ?&lt;br /&gt;En janvier 96, j'héberge la joyeuse troupe chez ma mère, hospitalisée pour sa dépression. Les premiers jours,  je fais ménage, cuisine, lessive, beaucoup de chèques. Dans les demandes d'asile politique que je remplis pour eux, ils veulent tous que j'inscrive le même motif : ils sont des juifs persécutés. La première semaine, ils sont assis bien droits sur le canapé de ma mère, fesses serrées, col boutonné.  La deuxième semaine, avachis, ils fixent le film porno de Canal Plus sur l'écran crypté, et changent de chaîne dès que j'entre dans la pièce. Je me sens &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Viridiana"&gt;Viridiana&lt;/a&gt; à l'Est : quand je me fâche, ils baissent les yeux et s'excusent, j'ai honte de mes accès petit-bourgeois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE2g0MN6OaI/AAAAAAAAAsM/pjrtOxQv-4Q/s1600/Olga51ans073.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 171px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE2g0MN6OaI/AAAAAAAAAsM/pjrtOxQv-4Q/s320/Olga51ans073.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498227538582452642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai vingt ans, Anna va bientôt naître, Andreï prend la photo. Ils ont été ma famille pendant quatre années, l'un remplaçant l'autre, Darius pour Edmundas, Vania pour Volodia, au fur et à mesure des départs, arrestations, conflits. Ils ont tous disparu, mon mari y compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-ce que je raconte ça ? Ma soeur a un ami qui aime prendre des photos de ses pieds là où il se trouve, et comme il bosse dans le cinéma et qu'il est souvent sur des tournages, ses pieds apparaissent au premier plan de décors aussi différents que Casablanca, Ivry-sur-Seine, Marseille, la Normandie... Je me sens comme les pieds de cet ami de ma soeur, le seul point commun de ses photos, ce sont ses pieds. Grâce aux photos, je suis sûre d'être bien là où j'apparais, pour le reste je suis toujours surprise du montage à l'arrière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6167407771511437766?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6167407771511437766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6167407771511437766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-75-viridiana.html' title='Quotidien 75 - Viridiana'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE2g0MN6OaI/AAAAAAAAAsM/pjrtOxQv-4Q/s72-c/Olga51ans073.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4468939463852444698</id><published>2010-07-25T18:50:00.019+02:00</published><updated>2010-07-26T13:17:22.369+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 74 - Parisa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Andreï avait été champion de boxe catégorie poids lourd, il avait emporté son titre avec lui, en 1995, lors de son départ de Russie. Il faisait plus du double de mon poids, son torse avait l'épaisseur d'un matelas gonflable et la première année, je dormais sur lui, mes pieds sur ses tibias, sur lui comme un matelas. Dans le métro parisien, il écartait les portes coulissantes des barrières pour que je me faufile. Son corps était une armure. Il me hissait sur ses épaules comme une enfant. Son torse était imberbe, il buvait du lait, il expliquait ses rêves dans une langue que je ne connaissais pas, je ne me rendais pas compte, je ne comprenais pas la nature de ses rêves, son corps m'abritait. C'étaient des rêves de possession, d'argent, de voitures, des rêves de nouveaux riches à l'époque où l'on ne parlait pas encore de nouveaux riches. Et quand je faisais cuire des pommes de terre aux oignons pour Andreï, Arvydas, Youri, Vadim et Sacha, je n'imaginais pas une seconde qu'ils parlaient, loin de moi, sur le palier de la chambre de bonne, de leurs projets de conquête.&lt;br /&gt;Andreï, je l'écoutais pendant des heures, dans notre anglais rudimentaire, puis en russe, sur ses récits de Russe de la campagne, ses récits d'icônes volées, ses récits, déjà, de prison, je greffais mes lectures de Dostoïevski, Gogol, Tolsoï et Tchekhov dont ma tête était farcie. Youri le déserteur d'Odessa ne pourrait retourner chez lui avant dix ans sous peine d'emprisonnement, Arvydas dont la femme, Rasa, était le verlan de mon prénom, avait été ruiné par la spéculation, comme tant de Lituaniens des années 90. Sportif de haut niveau dans l'équipe de hockey, Arvydas, tout comme Andreï, brocantaient leurs muscles et leur endurance inutiles en faisant du trafic de cigarettes entre l'Andorre, Toulouse et Paris. Dans l'attente, je faisais cuire des patates aux oignons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi, j'avais des &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE1LmNJIN1I/AAAAAAAAAsE/S1DBfqbx8Rc/s1600/princesse.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 320px; height: 176px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE1LmNJIN1I/AAAAAAAAAsE/S1DBfqbx8Rc/s320/princesse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498133839824303954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rêves de réduction, de miniaturisation comme la princesse Parisa dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Septième Voyage de Sinbad le marin&lt;/span&gt;, je voulais m'installer dans la poche gauche de ses chemises pour être toujours avec lui, lorsqu'il franchissait les montagnes d'Andorre, lorsqu'il partait quelques jours à Paris écouler son stock, lorsqu'il rêvait de voitures. J'aurais préféré qu'on m'implante dans son cerveau, dans son coeur, mais la poche de chemise, faute de mieux, ça irait.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4468939463852444698?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4468939463852444698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4468939463852444698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-74.html' title='Quotidien 74 - Parisa'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TE1LmNJIN1I/AAAAAAAAAsE/S1DBfqbx8Rc/s72-c/princesse.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5033626803782408875</id><published>2010-07-25T11:40:00.009+02:00</published><updated>2010-07-25T22:12:27.155+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 73 - Les portraits</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEwGrJW0-QI/AAAAAAAAArk/LBFQowEKQK4/s1600/Olga15ans071.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 231px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEwGrJW0-QI/AAAAAAAAArk/LBFQowEKQK4/s320/Olga15ans071.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497776583428339970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle a quinze ans, sa mère qui ne veut pas la voir grandir, lui noue  toujours sa tresse de petite fille. Elle est née en France de parents  réfugiés, catalans, républicains, interdits de séjour en Espagne. Elle a  un an d'avance, sa mère lui a appris à lire avant l'entrée à l'école.   Pour ses parents, elle est source de satisfaction. L'été, elle part avec  son frère en Catalogne, un oncle vient les chercher à la frontière,  elle apprend le catalan auprès de sa cousine couturière, dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cusido&lt;/span&gt; où bavardent les jeunes  apprenties du quartier. L'espagnol, elle le connaît grâce aux illustrés,  puis aux livres qu'elle dévore les après-midis de chaleur, alors que  tout le monde fait la sieste, et qu'elle s'ennuie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEwJdVIpR7I/AAAAAAAAAr8/949jckOfNYs/s1600/Olga51ans072.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 215px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEwJdVIpR7I/AAAAAAAAAr8/949jckOfNYs/s320/Olga51ans072.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497779644606793650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Elle a cinquante-et-un ans. Je pars vivre en Russie avec Andreï : je vais rendre les clés de ma chambre de bonne au centre de laquelle sont posés quelques cartons, j'ai dit adieu à tout le monde non sans fierté, ma vie ne sera plus la vôtre. Je pars vivre à Iaroslav ou Nijni-Novgorod. Avec l'argent des cigarettes, Andreï a acheté une BMW d'occasion, il en attend une bonne somme. J'ai appris le russe tout l'hiver. Elle va chez le photographe du village, elle pose, elle se sent ridicule de me donner la photo : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne sais pas ce qui m'a pris... pour que tu penses à moi&lt;/span&gt;. Le jour du départ, Andreï a disparu, posée sur mes cartons une lettre disant qu'il part sans moi. À son retour, trois mois plus tard, j'apprends l'existence de sa femme et de son fils. J'ai dix-neuf ans. Nous nous marions quand même, faux certificat de coutume délivré. Je n'ai pas pu la quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2211"&gt;François&lt;/a&gt; me souffle les mots, l'écriture est le corps de ma mère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5033626803782408875?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5033626803782408875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5033626803782408875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-73-les-portraits.html' title='Quotidien 73 - Les portraits'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEwGrJW0-QI/AAAAAAAAArk/LBFQowEKQK4/s72-c/Olga15ans071.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8971000635578554091</id><published>2010-07-24T11:14:00.008+02:00</published><updated>2010-07-24T12:16:42.721+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 72</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En captivité, la vie du poisson cichlide est périlleuse. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chez eux, un "refoulement" de l'agressivité qu'ils auraient normalement "abréagi" sur leurs ennemis habitant le territoire voisin, aboutit facilement au meurtre de l'époux&lt;/span&gt;, explique &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Konrad_Lorenz"&gt;Konrad Lorenz&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Si l'aquariophile laisse un couple de cichlides sans surveillance, il retrouvera les jours qui suivent à fleur d'eau le corps de la femelle flottant déchiqueté.&lt;br /&gt;L'astuce consiste en la séparation de l'aquarium en deux espaces séparés par une vitre, abritant chacun un couple différent. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chaque poisson peut alors passer sa saine colère sur son voisin du même sexe — on voit presque toujours les femelles se lancer contre les femelles, et les mâles contre les mâles — sans qu'un époux ait l'idée de décharger sa bile sur son épouse&lt;/span&gt;, dit encore Lorenz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a onblur="try  {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq4B39kNCI/AAAAAAAAArU/CLYVVYrvV84/s1600/19072010535.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 161px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq4B39kNCI/AAAAAAAAArU/CLYVVYrvV84/s320/19072010535.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497408637500666914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je suis un cichlide mâle, réduite à trouver des ennemis, vais-je me déchiqueter, morceler mes émotions en tronçons, fuir les plaisirs, taper dans les murs ? Je peux installer des vitres invisibles dans tout l'appartement, en mettre à l'extérieur tout autour de moi, quand je marche, quand je parle, quand je prends le métro, des vitres face aux amis, aux voisins, aux enfants, une vitre implantée dans ma messagerie, et des pare-feux supplémentaires. Dans la baignoire, Lazar dispose ses armées de Gormiti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8971000635578554091?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8971000635578554091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8971000635578554091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-71.html' title='Quotidien 72'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq4B39kNCI/AAAAAAAAArU/CLYVVYrvV84/s72-c/19072010535.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-506933794023542145</id><published>2010-07-22T23:28:00.012+02:00</published><updated>2010-08-08T00:52:59.827+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 71</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai porté des hommes quinze ans de ma vie. Dans ma présomption, je n'ai jamais douté pouvoir être une origine, un levier, l'artisan d'une renaissance. Les premiers temps, je me jetais sans m'économiser dans la mise en place — mettre tout en place pour commencer à vivre, c'est ce que je préfère. Après, le bât blesse. Dans la mise en place, l'aménagement de l'existence, il y a eu des cartes de séjour pour deux d'entre eux, sans doute le bien le plus précieux que j'aie pu offrir. L'apprentissage du français, pour tous. Un toit, mon appartement, ma location dans laquelle ils se sont tous succédés, apportant chacun des améliorations. Un savoir-faire administratif. Mes promesses de garde-malade que je ne peux pas tenir.&lt;br /&gt;Quand tout est en place, les choses se gâtent : les chaussettes sales en boule au pied du lit occupent tout mon espace mental, l'homme se fait ennemi avec ses cendres de cigarette, sa force d'inertie, ses problèmes de communication, ses problèmes avec sa mère, ses problèmes avec le sexe. Le plaisir de la rééducation se transforme en dégoût, découragement, déception. Je ne sais pas comment faire après la mise en place. L'objectif suivant est de faire disparaître l'homme de mon appartement. Le moyen le plus simple — sinon, l'homme ne croit pas à la perte de son territoire — est de mettre un autre homme à la place. Comment peut-on imaginer vivre sans homme ? Encore une présomption.&lt;br /&gt;J'ai porté les enfants de trois de ces hommes-là, je voulais transformer ces hommes en père, parce que je ne sais pas quelle place on donne aux hommes, je ne sais pas non plus quelle place donner aux pères, j'ai été élevée sans père dans un gynécée, quelle place donne-t-on aux pères ?&lt;br /&gt;Mon père n'aime pas qu'on le dise violent, ça le fait pleurer.&lt;br /&gt;Les hommes ne peuvent être des figures familières, ils seront forcément des étrangers, des figures étrangères, hollandaise, russe, portugaise, bosniaque, colombienne, sicilienne, des figures lointaines.&lt;br /&gt;Les figures lointaines disparaissent du quotidien, elles regagnent leur pays lointain, elles aiment à nouveau leur culture, l'espace commun se dissout avec facilité, langues étrangères apprises imparfaitement et noms exotiques des enfants laissés comme traces.&lt;br /&gt;Les langues étrangères continuent de creuser leur sillon dans mon cerveau, les enfants ont creusé des sillons sur la peau de mon ventre, sillons concentriques tout autour du nombril, et gravés dans la chair. Mon ventre est laid, mais il est doux comme la viande qu'on tape sur le marbre pour l'attendrir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-506933794023542145?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/506933794023542145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/506933794023542145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-70_22.html' title='Quotidien 71'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5025978277645779542</id><published>2010-07-22T14:05:00.003+02:00</published><updated>2010-07-22T14:32:59.888+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 70</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'apprends par ma soeur, ce soir, que ma mère pensait que son grand-père  était juif, une sorte de secret de famille, masquant plus l'adultère  que la judéité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a toujours dit que je m'appelais Sarah en hommage à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarah_Kofman"&gt;Sarah Kofman&lt;/a&gt;, sa prof de philo de terminale qui avait formé sa pensée ; et ma soeur, Johanna, en référence au personnage d'un film joué par Audrey Hepburn, sans doute &lt;a href="http://www.cineclubdecaen.com/realisat/donen/voyageadeux.htm"&gt;Voyage à deux&lt;/a&gt; de Stanley Donen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai jamais su de quoi ma mère voulait guérir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5025978277645779542?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5025978277645779542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5025978277645779542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-70.html' title='Quotidien 70'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2807575538526248831</id><published>2010-07-22T00:12:00.007+02:00</published><updated>2010-07-24T12:20:49.459+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 69</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Question de l'opinion que j'ai de moi.  Pourquoi est-ce que je me trouve si nulle, manquant d'intérêt :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La dernière phrase qu'elle ait écrite reste en suspens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Lunel, mon père nous rend visite.&lt;br /&gt;Mon père ponctue chacune de ses phrases par quelques onomatopées de satisfaction, quelque chose comme hé hé hé.&lt;br /&gt;Il dit des choses comme Quand je me regarde dans le miroir de l'ascenseur, depuis quelques  années, je me souris.&lt;br /&gt;Il dit ne pas avoir de regret.&lt;br /&gt;Il dit Si je devais refaire ma vie, je serais chanteur.&lt;br /&gt;Il joue à la clarinette, à la fin du repas, les airs de bossa du duo Stan Getz/Gilberto, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=xDavcs13HNs"&gt;l&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=xDavcs13HNs"&gt;'album de 1964.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il a fait un chorus des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Feuilles mortes&lt;/span&gt; à son enterrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas lui rappeler qu'il était un père violent, ça le fait pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprends par ma soeur, ce soir, que ma mère pensait que son grand-père était juif, une sorte de secret de famille, masquant plus l'adultère que la judéité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://pages.videotron.com/ojochal/BraziouNord/Paroles-Felicidade.htm"&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Tristeza não tem fim&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;                         Felicidade sim&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;                                                                  &lt;/div&gt;&lt;p style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;A felicidade é como a pluma&lt;br /&gt;                Que o vento vai levando pelo ar&lt;br /&gt;                Voa tão leve&lt;br /&gt;                Mais tem a vida breve&lt;br /&gt;                Precisa que haja vento sem parar.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;                       &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;                                            &lt;/div&gt;&lt;p style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;A felicidade do pobre parece&lt;br /&gt;                A grande ilusão do carnaval&lt;br /&gt;                A gente trabalha o ano inteiro&lt;br /&gt;                Por um momento de sonho&lt;br /&gt;                Pra fazer a fantasia&lt;br /&gt;                De rei ou de pirata ou jardineira&lt;br /&gt;                Pra tudo se acabar&lt;br /&gt;                na quarta feira&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;                         Tristeza não tem fim&lt;br /&gt;                   Felicidade sim&lt;/strong&gt;                      &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;                       &lt;/div&gt;&lt;p style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;A felicidade é como a gota&lt;br /&gt;                De orvalho numa petala de flor&lt;br /&gt;                Brilha tranquila&lt;br /&gt;                Depois de leve oscila&lt;br /&gt;                E cai como uma lagrima de amor&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;                       &lt;/div&gt;&lt;p style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;A minha felicidade esta sonhando&lt;br /&gt;                Nos olhos da minha namorada&lt;br /&gt;                E como esta noite,&lt;br /&gt;                passando, passando&lt;br /&gt;                Embusca da madrugada&lt;br /&gt;                Falem baixo por favor&lt;br /&gt;                Pra que ela acorde alegre&lt;br /&gt;                com o dia&lt;br /&gt;                Oferecendo beijos de amor.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2807575538526248831?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2807575538526248831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2807575538526248831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-69.html' title='Quotidien 69'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2567213844411979327</id><published>2010-07-20T12:57:00.005+02:00</published><updated>2010-07-24T12:08:31.938+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 68 - Etat convenable</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq7iLQQw2I/AAAAAAAAArc/hDRGy-EM2Sc/s1600/17072010531.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 303px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq7iLQQw2I/AAAAAAAAArc/hDRGy-EM2Sc/s320/17072010531.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497412490970055522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Lunel, la fête annuelle bat son plein : aux terrasses des cafés, hommes au ventre proéminent, femmes en imprimé fleuri.&lt;br /&gt;Les participants à la course de taureaux camarguaise m'évoquent des amants de Genet : moulés dans des ensembles blancs, bronzés, un anneau à l'oreille, des yeux clairs napolitains. Le tissu blanc de leurs pantalons rosit au niveau des fesses au fur et à mesure que, coursés par le taureau, ils sautent la barrière peinte en rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 3 avril 2010, elle écrit :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Je n'en peux plus... après-midi de vagues douleurs nauséeuses, et surtout à moitié endormie, sans goût à rien (lecture, télé).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lignes à relire quand ça ira mieux, pour m'aider - peut-être - à supporter ces moments-là...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pleurer, je n'y arrive guère, écrire va-t-il alléger ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Est-ce surtout la stimulation qui manque ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avant-hier, avec G, de 2h à 4h, puis la kiné, état convenable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hier après-midi, pareil avec Sarah qui pourtant a fait sa petite sieste d'une heure, mais après j'étais apte à discuter, et me sentais à peu près bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jo va venir voir un DVD avec moi : je souhaite être assez éveillée pour le voir ; tous ces jours derniers j'arrivais quand même à me coucher tard avec juste les émissions de télé quand même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ecrire le bilan de ce soir, essayer de comprendre... Comment changer d'état d'esprit, comment me REVEILLER ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut que le monde continue à m'intéresser !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reprendre ces quelques lignes soit le soir soit demain matin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Question de l'opinion que j'ai de moi. Pourquoi est-ce que je me trouve si nulle, manquant d'intérêt :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens qu'elle a toujours adoré les points-virgules que, pour ma part, je trouve laids.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2567213844411979327?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2567213844411979327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2567213844411979327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-67-etat-convenable.html' title='Quotidien 68 - Etat convenable'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TEq7iLQQw2I/AAAAAAAAArc/hDRGy-EM2Sc/s72-c/17072010531.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1291519848728804881</id><published>2010-07-19T08:19:00.004+02:00</published><updated>2010-07-20T09:21:23.360+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 67 - Notre terreur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Les femmes ne m'intéressent pas non plus seulement parce qu'elles sont opprimées, ça n'est pas si simple. Les conflits à l'intérieur de la société sont plus passionnants à observer chez les femmes, parce que les femmes, d'un côté, c'est vrai, sont opprimées, mais selon moi elles provoquent aussi cette oppression du fait de leur situation dans la société et elles s'en servent à leur tour comme d'un instrument de terreur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Rainer Werner Fassbinder - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Anarchie de l'imagination&lt;/span&gt;, p.33&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pense à ma fréquentation d'une famille sicilienne : la mère, ayant perdu sa propre mère très jeune et ayant subi la rigidité et l'autoritarisme du père, perdure la tradition en imposant à sa fille les mêmes règles dénuées de sens qui sont en plus une coquille vide : ainsi la tradition des fiançailles qui suppose virginité de la fille - officiellement les deux jeunes gens ne partagent jamais le même lit, quitte à baiser depuis sept ans sur des banquettes de voiture. Le fils, lui, peut ramener ses copines à la maison et baiser dans sa chambre, dans le lit d'enfant que la mère, ou la femme de ménage, chaque matin, fait pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1291519848728804881?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1291519848728804881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1291519848728804881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-66-notre-terreur.html' title='Quotidien 67 - Notre terreur'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6343353982804344143</id><published>2010-07-17T01:16:00.002+02:00</published><updated>2010-07-17T01:24:01.028+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 66</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant, c'est elle que j'appelais lorsque je me sentais blessée, méprisée, comme tout à l'heure face à la mère d'une des copines d'Anna qui m'explique que ma fille a l'air bien perturbée, et que ma vie, d'après ce qu'elle a cru comprendre, a l'air un peu compliquée. Tout ça avec le sourire Batignolles que je connais bien depuis douze ans que j'habite le quartier. C'est elle qui m'aidait à relativiser, à me rassurer sur le fait que je n'étais pas tout à fait un monstre, et mes enfants non plus.&lt;br /&gt;Tout ce qui concerne mes enfants me ramène à des sentiments de honte enfouie, ils sont l'enfant que j'étais, je ne parviens pas à les décharger du fardeau, l'enfant qui avait honte de certaines choses.&lt;br /&gt;Maintenant, j'écris dans un blog.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6343353982804344143?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6343353982804344143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6343353982804344143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-66.html' title='Quotidien 66'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1819301591705827194</id><published>2010-07-16T12:56:00.005+02:00</published><updated>2010-07-16T17:44:00.072+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 7</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des médecins toujours l'ont aidée à prendre des décisions, des décisions toujours de séparation : injonction de quitter le père amoureux de sa fille, injonction de quitter mon père, puis la femme pour qui elle avait quitté mon père, injonction de nous quitter, nous ses filles, même si elle n'y parvenait pas, injonction de quitter son dernier compagnon. Dans ses cahiers, tenus depuis ses vingt ans, les mêmes phrases reviennent : Docteur P a dit que, Docteur P pense que, Docteur T, Docteur G, Docteur S…&lt;br /&gt;Les derniers jours, seuls les médecins attiraient son attention, Jo et moi n'avions que des regards sans accroche : d'eux elle attendait la suite, l'espoir ou l'annonce de la mort. Une infirmière lui a dit :    &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/Sarah/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;« Vous avez eu du mal à vous faire à cette idée, Madame Parera, mais vous voyez, on y vient tout doucement.   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/Sarah/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12pt;"  &gt;»&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;  D'eux elle a exigé le sommeil, l'abandon dans le sommeil, puis le coma.&lt;br /&gt;Sur la première page d'un des carnets de la maladie, elle avait écrit, non sans coquetterie : &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/Sarah/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;« Docteur B a dit que j'étais "atypique". Ce verdict médical lui a sans doute permis de tenir, elle s'est accrochée à l'idée qu'elle était atypique, qu'elle avait, non pas un cancer mortel, mais une maladie chronique.&lt;br /&gt;D'eux elle attendait une attention, une écoute pour lesquelles elle payait, que nous ne savions pas lui offrir, aucun d'entre nous.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1819301591705827194?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1819301591705827194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1819301591705827194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/lentonnoir-7_16.html' title='L&apos;entonnoir 7'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-70253507924583175</id><published>2010-07-16T05:42:00.005+02:00</published><updated>2010-07-16T08:47:43.328+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 65</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a repris son miroir. Plusieurs fois par jour, je tourne la tête pour me regarder et tombe sur la paroi crème opaque.&lt;br /&gt;Les repas d'Anna vont changer, elle qui avait choisi sa chaise en fonction du miroir, elle qui mangeait en arrangeant ses cheveux.&lt;br /&gt;À la place de son tableau, dans l'entrée, j'ai suspendu le miroir de ma mère. Désormais, quand je sors de la chambre des garçons, je me vois avancer en contre-jour, je vois surtout mes épaules nues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je coche les cases de l'enquête des services funéraires de la ville de Paris. Durée de l'attente au téléphone, confort des locaux. Disponibilité, pertinence des renseignements fournis par le conseiller funéraire. Choix dans les produits et services proposés. Courtoisie du maître de cérémonie, savoir-faire, tenue. Ponctualité des porteurs, discrétion du conducteur, propreté du véhicule. Respect des horaires, présentation du matériel (table, registre, drap…). Suis-je satisfaite des prestations ? Aurais-je souhaité que mon Conseiller me propose d'autres prestations ? Suis-je satisfaite des prestations des intervenants suivants : cimetière, crématorium, chambre funéraire, chambre mortuaire de l'hôpital ? Comment ai-je connu les SFVP ? Quels critères ont-ils déterminé mon choix ? La recommandation d'un proche ? La proximité de l'agence ? La garantie du service public ? Les prix votés en Conseil de Paris ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas une lettre écrite enfant où je ne parle des chiens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-70253507924583175?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/70253507924583175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/70253507924583175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-65.html' title='Quotidien 65'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3473306517897709536</id><published>2010-07-14T23:11:00.004+02:00</published><updated>2010-07-15T17:17:12.114+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 64</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que tonnent les feux d'artifice du 14 juillet, je retrouve un texte qui date de 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis inscrite à des séances de rééducation du périnée. La sage-femme, la quarantaine joviale, serre-tête posé sur une coupe au carré, quatre enfants, m'accueille avec une grande décontraction : il va falloir apprendre à refermer mon vagin, m'explique-t-elle après quelques minutes de bavardage.&lt;br /&gt;Le vagin est une grotte qu'on peut apprendre à refermer à l'aide d'images — des portes coulissantes, une savonnette qui nous glisse des doigts, le roulis des vagues au fond d'une grotte, le rideau rouge d'un théâtre à l'italienne, une fermeture éclair. Travailler les muscles pour ne pas subir leur relâchement au moindre éternuement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me déshabille, gênée comme à chaque fois que j'y suis obligée, baisse ma culotte en même temps que mon pantalon, rougis, sens mes cheveux s'électriser au contact du pull, ce qui me donne l'air d'une folle, dépose mon petit tas de vêtements sur la chaise, me dirige les épaules rentrées, nue, jusqu'au plan horizontal matelassé où je m'allonge, humiliée, offerte.&lt;br /&gt;J'en arrive à penser que se retrouver dans la position d'une consultation gynécologique, couchée sur le dos, sans culotte et les jambes écartées, participe de cet immense complot misogyne qui tend à signifier à la femme qu'elle est un gouffre, une béance, une tortue qu'on aurait basculée sur le dos et qui ne pourrait plus se retourner.&lt;br /&gt;Je fais stoïquement mes exercices, j'ai pigé le truc de la fermeture éclair et, à la seule évocation d'une grotte inondée par les flots, les muscles de mon sexe se contractent.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne vous inquiétez pas si vous ne ressentez pas grand-chose, nous sommes pour l'instant dans le léger et le subtil&lt;/span&gt;. Je n'ai pas vraiment hâte qu'elle entame les gros travaux. Déjà, une autre patiente a sonné, la sage-femme retire les doigts de ma vulve et de mon anus pour lui ouvrir la porte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3473306517897709536?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3473306517897709536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3473306517897709536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-64.html' title='Quotidien 64'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7972838379897743433</id><published>2010-07-13T22:15:00.004+02:00</published><updated>2010-07-13T22:25:58.810+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 63</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ce qu'on peut faire quand les enfants ne sont pas là : écouter de la musique à fond dans l'appartement du matin au soir, traîner dans les cafés, manger dans toutes les pièces même sur le canapé principalement du poisson cru, perdre une demi-heure à parler avec quelqu'un dans la rue, dépenser de l'argent n'importe comment, sortir en pyjama pour acheter du pain, rêvasser devant l'ordinateur, étaler tous les papiers sur la table de la salle à manger, faire des courses au Franprix avec des talons, se doucher quand on veut, aller à la FNAC pour soi, flâner dans Paris, aller à la piscine avec un petit sac, bouquiner puis faire la sieste. Ma fille ne sait pas à quel point sa conquête de liberté ressemble à la mienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7972838379897743433?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7972838379897743433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7972838379897743433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-63.html' title='Quotidien 63'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7983473454963540556</id><published>2010-07-13T00:02:00.007+02:00</published><updated>2010-07-13T09:29:56.311+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 62</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ignorais, en arpent&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDwVu5p1g2I/AAAAAAAAArM/w5dmKptBvp0/s1600/10052010520.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDwVu5p1g2I/AAAAAAAAArM/w5dmKptBvp0/s320/10052010520.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5493289540979622754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ant les rues de mon quartier, passant devant les agences immobilières, boutiques design et brocantage, devant les primeurs hors de prix, devant le centre de scientologie, j'ignorais, donc, que ce beau quartier des Batignolles s'apprêtait à devenir un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ghetto&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur une des marches de ma cage d'escalier, un tract appelait à un r&lt;span style="font-style: italic;"&gt;éférendum local contre la construction d'un ghetto aux Batignolles&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'enjeu consiste en la construction d'une ville de 10.000 habitants dont la moitié vivront en logements sociaux. À quelques centaines de mètres de chez vous, nous menace-t-on. Une politique contraire au sens de l'histoire, un projet funeste, dit-on encore.&lt;br /&gt;Ce mot de ghetto qui m'accompagne, pas besoin de faire de dessin, je ne sais plus comment agir, ça me prendrait du temps, je n'en ai pas, je laisse couler.&lt;br /&gt;Rue Truffaut, devant l'un des immeubles qui a brûlé récemment, ça me fait cet effet-là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7983473454963540556?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7983473454963540556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7983473454963540556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-62.html' title='Quotidien 62'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDwVu5p1g2I/AAAAAAAAArM/w5dmKptBvp0/s72-c/10052010520.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6523786432787877282</id><published>2010-07-11T08:43:00.002+02:00</published><updated>2010-07-11T08:55:39.626+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 61</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mon rêve, nous sommes en fuite, Marion et moi, poursuivies pour le meurtre d'un flic, personne ne croira à la légitime défense ni à la panique accidentelle, tout a basculé en quelques minutes, c'est insupportable de ne pouvoir revenir en arrière.&lt;br /&gt;Nous sommes sur un viaduc, j'ai le vertige comme toujours.&lt;br /&gt;Marion prend ma main et nous sautons dans le vide, la chute est longue, je tiens la main de Marion, la claque de l'eau est d'une violence extrême, je vois nos corps ralentis par l'eau se déployer, nos jambes se débattre, comme dans un film.&lt;br /&gt;Nous nous réfugions chez ses parents dans le pays basque, au village nous pourrions rester, l'alternative est de changer d'identité, je me demande dans quelle couleur je teindrai mes cheveux, je ne veux pas m'enterrer au village.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6523786432787877282?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6523786432787877282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6523786432787877282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-61.html' title='Quotidien 61'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-9031707184193825035</id><published>2010-07-09T10:01:00.005+02:00</published><updated>2010-07-09T11:44:42.959+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 7</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDbbAa505hI/AAAAAAAAAq8/N8YlG7jb-BQ/s1600/FreudManwithLegUp.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 329px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDbbAa505hI/AAAAAAAAAq8/N8YlG7jb-BQ/s400/FreudManwithLegUp.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491817595893245458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'expo de &lt;a href="http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/57C293CB2BD5E0CFC12576E3003A4771?OpenDocument&amp;amp;sessionM=2.2.1&amp;amp;L=1"&gt;Lucian Freud&lt;/a&gt;. La chair n'est pas triste, nous avons toujours seriné ma mère, Jo et moi, pour qu'elle perde du poids. Sa pudeur faisait que nous ne voyions qu'une tête sans corps, jusqu'à ses bras, l'été, qu'elle cachait sous des chemisiers transparents.&lt;br /&gt;Le désordre alimentaire s'inscrit dans la chair par des excroissances, masses, varices, rougeurs, odeurs, sudation, ballonnements. Elle avait toujours des comprimés sur elle, dans son sac à main. Elle consultait sans fin des diététiciens, nutritionnistes, osthéopathes, psycho en tous genres, acupuncteurs.&lt;br /&gt;Sa chair surnuméraire n'était pas une fatalité, l'hiver dernier elle était heureuse de piocher dans nos placards, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien retenir, que sa chair fonde, que nous assistions à sa disparition.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-9031707184193825035?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/9031707184193825035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/9031707184193825035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/lentonnoir-7.html' title='L&apos;entonnoir 7'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TDbbAa505hI/AAAAAAAAAq8/N8YlG7jb-BQ/s72-c/FreudManwithLegUp.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4902838488064735708</id><published>2010-07-07T11:56:00.002+02:00</published><updated>2010-07-07T12:01:16.177+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 6</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle veut qu'on la tue car elle voit bien qu'on souffre de la voir mourir. Elle ne veut pas qu'on souffre. Elle a honte de mourir, honte de sa faiblesse physique, de son corps qui n'obéit plus. Nous sommes supendues à des liquides corporels, les siens, des histoires de tuyauterie. Cette infirmière qui, observant son souffle, constate qu'elle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tire&lt;/span&gt; encore très bien. Je regarde les poches d'urine, les poches d'eau, les poches de nourriture parentérale. Je n'aurai plus honte de rien. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4902838488064735708?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4902838488064735708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4902838488064735708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/lentonnoir-6.html' title='L&apos;entonnoir 6'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-367725597324915241</id><published>2010-07-06T18:24:00.007+02:00</published><updated>2010-07-09T09:24:48.252+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelquefois des voix qu'on perçoit avec bonheur au milieu des rafales quotidiennes, des voix fragiles toujours guettées dans des couloirs à moquette par les brigades de l'imposture, des voix un peu paranoïaques.&lt;br /&gt;La voix de &lt;a href="http://www.desordre.net/"&gt;Philippe&lt;/a&gt;, je l'ai enfin entendue en vrai. Et comme nous devons beaucoup à &lt;a href="http://www.tierslivre.net/"&gt;François&lt;/a&gt;, François qui donne aux voix une existence adulte, nous avons parlé de la voix de François parce qu'elle nous a émus, récemment, dans son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Incendie du Hilton&lt;/span&gt;. Pour moi, c'est par exemple ce passage :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On repense à toutes ces fois : l'aéroport de Calcutta, revenant du Népal, mai 1979, plus un sou, avion loupé, vingt heures avant le suivant, ou, il n'y a pas si longtemps, ce train supprimé en gare de Lyon La-Part-Dieu, revenant de Genève et devant repartir vers Tours, ou telle séance d'hôpital, le nom inscrit dans leurs dispositifs informatiques mais attendre que le numéro s'affiche et il ne s'affiche pas. En faire mentalement la liste, pour tenir : pas seulement les sérier, les répartir par analogies, catégories, mais à chacune assigner une occurrence précise, retrouver un détail qui n'ait appartenu qu'à cette situation et nulle autre, forme de la chaise ou du fauteuil, vue de la fenêtre ou la fenêtre elle-même, visage de la secrétaire à l'entrée, article lu dans tel magazine, café pris si c'est une gare ou un aéroport (sièges de plastique orange vissés sur cornière métallique tout au long des murs de la salle et selon rangées parallèles en son milieu et les courants d'air froid, ou la seule prise de courant disponible accaparée par un môme sur sa console de jeux et toi tu n'auras pas de batterie pour travailler dans le train). Elles revenaient, les salles de médecins, dentistes, orthophonistes pour tel des gamins, table basse avec magazines défraîchis et auxquels sinon on ne jetterait pas un oeil. Peintures claires homogènes, chaises normalisées avec cales pour ne pas heurter le mur, images parfois : les voyages en Afrique ou en Asie ou le bateau que s'offre le praticien aux vacances, ou ces choses mi-abstraites ou bien reconnues d'avance — Doisneau et Kandinsky reproduits en série : catégorie spéciale de décoration pour salle d'attente.&lt;br /&gt;L'incendie du Hilton &lt;/span&gt;&lt;span&gt;- François Bon (2009) pp.97-98&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Doisneau en série pour salle d'attente, c'est de là que vient ton allergie, Philippe ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-367725597324915241?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/367725597324915241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/367725597324915241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/il-y-quelquefois-des-voix-quon-percoit.html' title=''/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8138816480523717973</id><published>2010-07-03T23:50:00.004+02:00</published><updated>2010-07-04T12:57:57.520+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 60</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Traverser Paris la nuit en écoutant la même chanson triste en pleurant bruyamment sans savoir si les promeneurs nocturnes croisés entendent mes reniflements, la musique est trop forte, boire des bières le samedi soir seule à des terrasses, envoyer des mails courageux qui seront reçus avec perplexité, pourquoi cette fille envoie-t-elle ça ?&lt;br /&gt;Regarder des films de Fassbinder, tomber amoureuse de Hannah Schygulla.&lt;br /&gt;Peindre en vert mes ongles de pieds.&lt;br /&gt;Porter des chaussures jaunes.&lt;br /&gt;Traverser Paris la nuit en écoutant la même chanson triste  et en pleurant bruyamment sans savoir si les promeneurs nocturnes croisés  entendent mes reniflements, la musique est trop forte.&lt;br /&gt;Le sang disparaît des visages, tout devient cireux, on retient les mâchoires, c'est fait.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8138816480523717973?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8138816480523717973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8138816480523717973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/07/quotidien-60.html' title='Quotidien 60'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3513775943246164902</id><published>2010-06-28T09:52:00.002+02:00</published><updated>2010-06-28T09:53:16.814+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 59</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faire les choses au dernier moment est finalement un réflexe de survie quand on est perfectionniste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3513775943246164902?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3513775943246164902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3513775943246164902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/quotidien-59.html' title='Quotidien 59'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5076722053320690065</id><published>2010-06-25T17:15:00.001+02:00</published><updated>2010-06-25T17:17:32.241+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 5</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chemin pierreux, les muscles des cuisses qui tirent, je me fais peur à moi-même.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5076722053320690065?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5076722053320690065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5076722053320690065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/lentonnoir-5.html' title='L&apos;entonnoir 5'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2563691274809052728</id><published>2010-06-24T08:22:00.002+02:00</published><updated>2010-06-24T08:33:59.287+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 4</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;72 heures durant, j'ai vu la mort saisir peu à peu son corps plongé dans un coma médicamenteux. Elle ouvre les yeux quand nous entrons dans la chambre.&lt;br /&gt;72 heures durant, je n'ai pu que lui demander : Ça va ? Tu n'as pas mal ?&lt;br /&gt;Elle me rassure, des yeux.&lt;br /&gt;Elle s'applique à mourir, le souffle s'affaiblit, ça prend du temps.&lt;br /&gt;Ça va ? Tu n'as pas mal ?&lt;br /&gt;Elle demande qu'on la tue : Ça sera mieux pour vous aussi.&lt;br /&gt;Ses bras la gênent — je ne peux plus prendre sa main.&lt;br /&gt;Je lis des magazines.&lt;br /&gt;Nous buvons beaucoup, ma soeur et moi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2563691274809052728?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2563691274809052728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2563691274809052728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/lentonnoir-4.html' title='L&apos;entonnoir 4'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7733859873999455791</id><published>2010-06-20T11:59:00.011+02:00</published><updated>2010-06-20T22:45:30.647+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 3</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TB5zTyl4xKI/AAAAAAAAAq0/TlviG950zIY/s1600/Capture+d%E2%80%99%C3%A9cran+2010-06-20+%C3%A0+21.24.33.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 317px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TB5zTyl4xKI/AAAAAAAAAq0/TlviG950zIY/s400/Capture+d%E2%80%99%C3%A9cran+2010-06-20+%C3%A0+21.24.33.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484948180019233954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charles Double attend dans une cellule. Son corps est-il fiévreux ? Pense-t-il à son dernier amant, Courgibet, aux caresses qu'il en espérait ?&lt;br /&gt;Entend-il toujours les mêmes voix dissociées, discordantes, disparates — celles, féminines, de l'être naturel instinctif, et celles, masculines, de l'être raisonnable religieux ?&lt;br /&gt;Pense-t-il aux hommes qui, depuis sa fuite de la maison maternelle, l'ont dépouillé de ce pour quoi il l'a tuée ?&lt;br /&gt;Revoit-il au-dessus de son cadavre à elle, l'âme de sa mère disant : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu as eu beau me tuer, me  massacrer, essayer de me haïr, je suis, j'ai été et je serai toujours ta mère, je t'ai porté dans mes flancs, je t'ai embaumé dans ma tendresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le souffle a disparu du corps épuisé de ma mère, de son corps devenu disgracieux, squelettique, aux bras gonflés d'oedème, au ventre tendu comme une peau de tambour, j'ai senti la présence de ma grand-mère.&lt;br /&gt;La mort n'est pas belle à voir, avait prévenu le médecin-chef.&lt;br /&gt;Quand le souffle a disparu du corps épuisé de ma mère, je suis descendue dans le jardin de la maison de soins palliatifs, je me suis accroupie face au soleil, derrière moi des gens se servaient des cafés au distributeur situé dans le cabanon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne me donne le sentiment d'exister comme le fait d'aimer. Seule la musique peut être la rivale de cette force-là, envoûtante et douce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;----&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mère de Double, madame Chaste, si tant est qu'elle eût vécu de nos jours, aurait sans doute amené son garçon consulter. Charles Double aurait patienté dans les salles d'attente. Peut-être aurait-il vu un psychomotricien, un pédopsychiatre, un ostéopathe, une orthophoniste, un fasciathérapeuthe, un guérisseur, un magnétiseur ou une psychanalyste ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7733859873999455791?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7733859873999455791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7733859873999455791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/lentonnoir-3.html' title='L&apos;entonnoir 3'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TB5zTyl4xKI/AAAAAAAAAq0/TlviG950zIY/s72-c/Capture+d%E2%80%99%C3%A9cran+2010-06-20+%C3%A0+21.24.33.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1536768092633214840</id><published>2010-06-18T11:35:00.002+02:00</published><updated>2010-06-18T11:36:43.634+02:00</updated><title type='text'>Enfants 9</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs-D_Ai5QI/AAAAAAAAAqs/o-aa3tmdrHU/s1600/IMPOT_GARANT068.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 291px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs-D_Ai5QI/AAAAAAAAAqs/o-aa3tmdrHU/s400/IMPOT_GARANT068.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484045209427961090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lazar — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Portrait de la mère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1536768092633214840?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1536768092633214840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1536768092633214840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/enfants-9.html' title='Enfants 9'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs-D_Ai5QI/AAAAAAAAAqs/o-aa3tmdrHU/s72-c/IMPOT_GARANT068.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4489392055542721308</id><published>2010-06-18T11:28:00.001+02:00</published><updated>2010-06-20T15:59:52.042+02:00</updated><title type='text'>Enfants 8</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs8m2YnCgI/AAAAAAAAAqk/1UfdKA2bKgc/s1600/Lazardessin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 291px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs8m2YnCgI/AAAAAAAAAqk/1UfdKA2bKgc/s400/Lazardessin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484043609385142786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Lazar — &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dessin libre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4489392055542721308?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4489392055542721308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4489392055542721308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/enfants-8_18.html' title='Enfants 8'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBs8m2YnCgI/AAAAAAAAAqk/1UfdKA2bKgc/s72-c/Lazardessin.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4383033994256841108</id><published>2010-06-17T16:28:00.004+02:00</published><updated>2010-06-17T17:06:30.597+02:00</updated><title type='text'>Enfants 7</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBo570vPCzI/AAAAAAAAAqU/f_xowj-qFV0/s1600/IMG_7041.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 267px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBo570vPCzI/AAAAAAAAAqU/f_xowj-qFV0/s400/IMG_7041.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5483759196208827186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne dormirai pas avec un revolver sous l'oreiller.&lt;br /&gt;Désormais, sous l'oreiller, le téléphone fixe de la maison, pour que tu ne puisses plus l'utiliser entre vingt-deux heures et sept heures du matin.&lt;br /&gt;À tes amis, la nuit, tu racontes &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ta peine&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Puisque tu ne trouves plus les tiennes, tu m'enfermes dans l'appartement en empruntant mes clés.&lt;br /&gt;Tu m'offres des fleurs pour te faire pardonner comme une amante colérique.&lt;br /&gt;Tu menaces de te tuer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4383033994256841108?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4383033994256841108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4383033994256841108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/enfants-7.html' title='Enfants 7'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBo570vPCzI/AAAAAAAAAqU/f_xowj-qFV0/s72-c/IMG_7041.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5638061327051384946</id><published>2010-06-17T12:01:00.003+02:00</published><updated>2010-06-18T04:26:23.593+02:00</updated><title type='text'>Quotidien 58</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mon rêve, un homme me disait que mes pommettes lumineuses avaient une couleur aussi chaude et douce qu'un coucher de soleil au-dessus de la mer. J'allais vérifier dans la glace et constatais que sur mes joues, des écailles rouges, bleues et orange s'étaient incrustées dans ma chair, mes joues étaient devenues des mosaïques, je les arborais comme des bijoux. Dans mon rêve je continuais de briller.&lt;br /&gt;Alors que j'écris ce rêve, j'aperçois sur mon bureau le capuchon de stylo que mon fils m'a offert hier soir, tout fier de l'avoir ramassé dans la cour de l'école.&lt;br /&gt;Depuis que je suis seule, je rêve de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBnysdSrYGI/AAAAAAAAAqE/FglE0bJC6y4/s1600/17062010525.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBnysdSrYGI/AAAAAAAAAqE/FglE0bJC6y4/s400/17062010525.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5483680866891423842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5638061327051384946?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5638061327051384946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5638061327051384946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/quotidien-58.html' title='Quotidien 58'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/TBnysdSrYGI/AAAAAAAAAqE/FglE0bJC6y4/s72-c/17062010525.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3258208857931125392</id><published>2010-06-16T06:10:00.003+02:00</published><updated>2010-06-16T06:16:30.629+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charles Double a une âme sensible, fragile à l'excès, qu'il appelle son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;être instinctif&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Cet être instinctif recèle tous les défauts féminins : la finesse, la ruse, l'orgueil, la vanité, la jalousie, l'amour du luxe, la rancune, la raillerie, l'entêtement, la tendresse de coeur pour les mâles — c'est Double qui parle —, le besoin d'aimer et d'être aimée, la colère, la hauteur, le dédain, l'impressionnabilité, la sensibilité exquise et maladive.&lt;br /&gt;Même dans mes accès de plus grande auto-critique, je n'ai jamais avoué autant de défauts. Je crois que Charles Double n'aime pas la femme qui est en lui. Cette femme lui fait mal. Il lui est impossible de vivre avec une telle femme en soi. Une femme-monstre, comme il dit. Moi, je ne pourrais pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3258208857931125392?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3258208857931125392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3258208857931125392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/lentonnoir-2.html' title='L&apos;entonnoir 2'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7947555550331704924</id><published>2010-06-15T17:10:00.007+02:00</published><updated>2010-06-20T15:59:25.415+02:00</updated><title type='text'>L'entonnoir 1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Charles Double, emprisonné pour le meurtre de sa mère, attend de savoir s'il sera ou non gracié : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Depuis le jour de mon arrestation, mon être moral a subi des désillusions et des humiliations si pénibles, il a reçu des chocs si douloureux que je suis devenu en quelque sorte insensible à la vie ou à la mort ; je demande tour à tour à un mysticisme ardent ou à une impassibilité stoïque un refuge contre la souffrance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je ne peux faire appel au mysticisme ardent. Je n'ai jamais été mystique, excepté durant une brève période, entre huit et neuf ans, à l'âge où tous mes camarades d'école faisaient leur première communion et qu'ils exhibaient à la récré leurs cadeaux de communiants, leur gourmette ou leur montre-bracelet, leur bicyclette flambant neuve, leurs jeux électroniques, leur paire de patins à roulettes, leur trottinette, leurs jeux de société, Docteur Maboul, Puissance 4 et autre bataille navale…&lt;br /&gt;Pour être mystique, pour être un peu comme eux, j'avais suspendu un chapelet au-dessus de mon lit et je m'essayais au jeûne, ne buvant, le dimanche matin, que des gobelets d'eau chaude et regardant, sur Antenne 2, la retransmission télévisée de la messe.&lt;br /&gt;Cela n'a pas duré longtemps, et je suis retombée dans mon athéisme mécréant, celui de mes parents plutôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à la souffrance, je ne suis pas non plus impassible ni stoïque, je m'en sors  plutôt par les pleurs, les insultes ou la colère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7947555550331704924?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7947555550331704924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7947555550331704924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/lentonnoir-1.html' title='L&apos;entonnoir 1'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8421274204369252119</id><published>2010-06-13T05:07:00.002+02:00</published><updated>2010-06-13T05:15:48.249+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 31</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle ressemblait à ce que nous avions toujours voulu qu'elle soit, Jo et moi, une combattante qui réussirait à aménager sa solitude. Elle n'avait plus peur d'être seule chez elle, elle lisait. Tant qu'elle trouverait de l'intérêt à la lecture, l'angoisse ne la dominerait pas complètement. À cette lutte tendue de chaque heure s'ajoutait la transformation physique de laquelle émergeait la vivacité du regard.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8421274204369252119?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8421274204369252119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8421274204369252119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/villejuif-31.html' title='Villejuif 31'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2275322405947665462</id><published>2010-06-09T09:04:00.006+02:00</published><updated>2010-06-13T05:16:47.558+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 30</title><content type='html'>&lt;p face="arial" style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:words&gt;78&lt;/o:Words&gt;   &lt;o:characters&gt;449&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;3&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;551&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Arial; 	panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:FR; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;Je vais revivre souvent la mort de ma mère. Devant moi, sa poitrine se soulève avec moins de force, son agonie met plusieurs jours.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;Je lui en veux de mourir.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;Nous nous sommes ressemblées physiquement l’année de sa maladie, comme si j’étais devenue celle qu’elle serait avant de disparaître.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Arial;"&gt;Durant les années de sa maternité, nous ne nous ressemblions pas beaucoup. Je ne voulais tellement pas lui ressembler. Durant sa maladie, je pouvais emprunter ses habits, je lui prêtais mes soutiens-gorge. Malade, elle ne ressemblait plus à ma mère.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2275322405947665462?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2275322405947665462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2275322405947665462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/06/je-vais-revivre-souvent-la-mort-de-ma.html' title='Villejuif 30'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2986037873705453899</id><published>2010-05-25T00:22:00.004+02:00</published><updated>2010-06-09T08:55:55.670+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 29</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De son année passée avec sa maladie, elle n'a pas laissé beaucoup de pages.&lt;br /&gt;Depuis novembre, les produits du premier protocole de chimio avaient rendu gourds ses orteils et ses doigts. C'était signe qu'il fallait changer de protocole, signe de la toxicité des produits, les effets secondaires devenaient trop néfastes, altéraient ce que le corps médical brandit jusqu'à la fin, jusqu'au dernier soupir, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qualité de vie&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses orteils gourds la faisaient marcher comme le Nosferatu de Murnau. Elle lâchait les objets et cela l'énervait, elle tricotait encore un peu.&lt;br /&gt;Sa maladie de quelques mois, elle en fait le précipité d'une vie entière.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Comment se mettre dans un présent "non désespéré"&lt;/span&gt;, écrivait-elle en avril, un présent qui ne soit ni fuite, ni lutte, ni destruction ? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Construire d'être capable de faire passer le temps de façon supportable&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2986037873705453899?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2986037873705453899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2986037873705453899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-29.html' title='Villejuif 29'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-223810782048935325</id><published>2010-05-22T13:30:00.003+02:00</published><updated>2010-05-22T13:46:18.096+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 28</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S_fDigJmSSI/AAAAAAAAAp0/KV6Bb4PpZKI/s1600/OLGA035.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 398px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S_fDigJmSSI/AAAAAAAAAp0/KV6Bb4PpZKI/s400/OLGA035.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474058869605288226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vichy, 1988&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Lundi : cartes d'identité, reprise travail, rendre livres à Janine, visite à Saint-Germain des Fossés&lt;br /&gt;Mardi : association de 12 à 16h (rendre les livres, téléphoner à l'inspection académique pour expertise médecin, commander mazout&lt;br /&gt;Mercredi : médecin de la DDASS, payer assurance de la maison-MGEN, payer eau et électricité&lt;br /&gt;Jeudi : rendre fiche de voeux, cours, rendre livres à la biblio de psycho, payer école de musique Sarah, rendre documents sur l'éducation des choix&lt;br /&gt;Vendredi : cartes d'identité faites, CLDP (revue), à 8h réunion pour biblio IFAT, feuille pour prélèvement automatique téléphone, feuilles maladie à envoyer, à 17h inscription Sarah, contribution pour voiture&lt;br /&gt;Samedi : dois 30 francs à B Scherrer&lt;br /&gt;Dimanche :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-223810782048935325?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/223810782048935325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/223810782048935325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-28.html' title='Villejuif 28'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S_fDigJmSSI/AAAAAAAAAp0/KV6Bb4PpZKI/s72-c/OLGA035.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-641092738698322055</id><published>2010-05-18T21:19:00.002+02:00</published><updated>2010-05-18T21:26:39.595+02:00</updated><title type='text'>VIllejuif 27</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'urne en étain, rococo, n'est pas exposée dans le présentoir de l'agence des services funéraires. Personne n'en veut, prévient le conseiller, ça se conserve mal, c'était autrefois, quand on gardait l'urne sur une cheminée, à condition d'aimer le rococo. Elle a toujours aimé l'étain. Sur le meuble de l'entrée, chez moi, une corbeille ciselée qui vient d'elle nous sert de vide-poches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours auparavant, elle levait ses bras lourds d'oedème, chef d'orchestre qui donnerait un signal à l'un des pupitres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne dit plus acharnement thérapeutique, mais obstination déraisonnable.&lt;br /&gt;Mourir pour ne pas avoir peur de mourir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-641092738698322055?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/641092738698322055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/641092738698322055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-27.html' title='VIllejuif 27'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2666675514729375086</id><published>2010-05-09T10:38:00.001+02:00</published><updated>2010-05-09T10:40:01.168+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 26</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S-Z016W4vzI/AAAAAAAAAps/J-298_EX-uM/s1600/DSC00437+2.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 267px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S-Z016W4vzI/AAAAAAAAAps/J-298_EX-uM/s400/DSC00437+2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469187267035184946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2666675514729375086?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2666675514729375086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2666675514729375086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-26.html' title='Villejuif 26'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S-Z016W4vzI/AAAAAAAAAps/J-298_EX-uM/s72-c/DSC00437+2.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2519222655141822568</id><published>2010-05-05T09:46:00.004+02:00</published><updated>2010-05-05T09:55:53.956+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 25</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh non, on l'a sortie du coma médicamenteux, les deux internes ont des positions différentes, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle veut peut-être vous dire au revoir&lt;/span&gt;, quand j'arrive dans la chambre, elle ouvre les yeux pour la première fois depuis trois jours, j'assiste à une résurrection, je pense à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ordet&lt;/span&gt;, ce film qu'elle aime, l'infirmière tente de nous rassurer sur son confort respiratoire : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle ne tire pas trop&lt;/span&gt;. On a l'air de vouloir la tuer. Le bénévole catholique entre pour parler à Madame Parera qui, selon son expression, ne semble pas en forme, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle entend tout&lt;/span&gt;, sourire compassionnel. On la transfère demain en soins palliatifs pour qu'elle soit mieux soignée, ici, comme elle ne dérange pas, on l'oublie, je ne fais que transcrire, or, elle a déjà les talons un peu rouges.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2519222655141822568?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2519222655141822568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2519222655141822568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-24.html' title='Villejuif 25'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2171743481936135420</id><published>2010-05-04T14:51:00.003+02:00</published><updated>2010-05-04T14:54:26.374+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 24</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis comme elle, suspendue entre vie et mort, j'attends. Les infirmières nous rassurent sur le fait qu'elle est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;confortable&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Elle ne nous a pas dit au revoir.&lt;br /&gt;Elle me réconcilie avec l'idée de mort, comme dernière leçon de vie, de la part d'une mère, ça n'est pas si mal.&lt;br /&gt;Parler de sa mort ne me semble pas impudique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2171743481936135420?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2171743481936135420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2171743481936135420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/05/villejuif-23.html' title='Villejuif 24'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3158160461577178804</id><published>2010-04-30T09:18:00.004+02:00</published><updated>2010-05-04T14:51:08.200+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 23</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la chambre 213, une femme est en train de mourir. Elle s'appelle Yaël, je ne vois que ses pieds qui s'agitent sous les draps bleus de l'hôpital, je n'entends que ses râles et les voix des membres de sa famille. Ils sont presque une dizaine à se relayer auprès d'elle. Tout à l'heure, un juif orthodoxe était là, vêtu de noir, coiffé d'un grand chapeau, barbu.&lt;br /&gt;Ma mère veut qu'on l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ensuque&lt;/span&gt;. La cancérologue lui dit qu'elle ne peut l'assommer d'un coup de bâton. Tout à l'heure, l'interne lui a dit que ce n'était pas le cancer qui la tuait, mais l'angoisse.&lt;br /&gt;Yaël vient de crier : "Aide-moi". Un membre de sa famille l'aide à s'asseoir. Ils sortent tour à tour, les yeux rougis. On dit à Yaël : "Arrête, sois gentille". L'infirmière arrive avec un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petit médicament pour détendre&lt;/span&gt;. Dans le couloir, ils disent à l'infirmière qu'ils ne souhaitent pas que Yaël soit trop endormie.&lt;br /&gt;J'ai demandé si on aidait à mourir. On ne pratique pas exactement l'euthanasie, a répondu la cancérologue, et puis elle m'a parlé de sa propre mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De retour dans l'appartement vide, j'observe pour la énième fois les livres de ma mère, stockés au-dessus de son bureau, ses livres de touriste spirituel, elle qui toute sa vie papillonnait d'une méthode à une autre, à la recherche du mythique mieux-être.  De l'analyse transactionnelle aux bains dérivatifs, en passant par le magnétisme, la psychanalyse, le jeûne… Durant ma dixième année, je m'étais essayée avec elle à l'instinctothérapie, nous mangions crus, après les avoir longuement reniflés, des cubes de viande rouge. Quelques années plus tard, je participai aux cérémonies indiennes qu'un prof de gym de Clermont organisait dans son jardin. Nus sous une bâche, accroupis autour de pierres brûlantes, nous chantions à l'unisson &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I am a circle, you are a circle too&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3158160461577178804?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3158160461577178804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3158160461577178804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/villejuif-23.html' title='Villejuif 23'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3734628014433337774</id><published>2010-04-28T08:17:00.006+02:00</published><updated>2010-04-28T10:06:47.027+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 22</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1962.&lt;br /&gt;Adeline, opérée à coeur ouvert récemment, est en convalescence. Elle a beaucoup maigri. Ma mère est auprès d'elle, devant l'arbre des jardins de Bagatelle où la famille se promène le dimanche. Elle porte une robe chasuble — c'est bien ça ? Dix-sept ans, souriante. Ma grand-mère semble une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;reine en exil&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Le dimanche, avec les autres réfugiés catalans, pour parler de l'Espagne, de la guerre d'Espagne, indéfiniment. L'exil a la faculté de coloriser le présent : on peut revivre les heures d'une bataille de l'Èbre plutôt que de les tuer, mornes et pesantes, dans la lenteur des fins d'après-midi où l'on arpente les allées des jardins publics.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S9fV-HUgXHI/AAAAAAAAApk/Hqwg31VsdHU/s1600/Olga4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 263px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S9fV-HUgXHI/AAAAAAAAApk/Hqwg31VsdHU/s400/Olga4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465071935931047026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ma mère ne m'a jamais regardée, a-t-elle dit hier, elle sait qu'elle va partir bientôt — c'est la seule phrase qui, depuis plusieurs semaines, lui permet de pleurer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3734628014433337774?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3734628014433337774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3734628014433337774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/villejuif-22.html' title='Villejuif 22'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S9fV-HUgXHI/AAAAAAAAApk/Hqwg31VsdHU/s72-c/Olga4.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6540850116113814518</id><published>2010-04-25T12:07:00.002+02:00</published><updated>2010-04-25T12:08:32.878+02:00</updated><title type='text'>drama 1</title><content type='html'>   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:words&gt;43&lt;/o:Words&gt;   &lt;o:characters&gt;249&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;2&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;305&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpFirst" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à faire ça&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à faire ça aussi&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;et puis ça&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à faire ça et ça&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;faire ce qu’on lui dit&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à le faire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;qu’à obéir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à la fermer &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;De temps en temps la fermer&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à partir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Si elle est pas contente a ba qu’à partir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;qu’à pas l’ouvrir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;Si elle est pas contente&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;A ba qu’à partir&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6540850116113814518?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6540850116113814518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6540850116113814518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/normal_25.html' title='drama 1'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7643687749429559502</id><published>2010-04-23T14:43:00.004+02:00</published><updated>2010-04-23T15:06:50.706+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 21</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Samedi 6 juin 1985&lt;br /&gt;J'ai huit ans depuis le 21 février et je vais vous raconter ma vie. Je vivais avec mon père ma mère ma soeur (Johanna) et mon demi-frère (Olivier). J'ai un autre demi-frère (Marc) et une demi-soeur (Dominique). Et j'ai de très très grands amis, la famille Bouffartigue : le père (Alain), la mère (Ghislaine) et la petite fille (Clara) qui a un demi-frère (Vincent) et une demi-soeur (Sylvie).&lt;br /&gt;On allait souvent dans un bateau (le médiator) quand Ghislaine et Alain décidèrent de se séparer car ça n'allait plus très bien (j'ai oublié de vous dire que Marc et Dominique ne vivaient plus avec la famille car ils sont grands et que Olivier n'était pas toujours à la maison, donc on n'était plus que 6 sur le médiator. Mais il y a eu beaucoup de disputes (des robes déchirées, des objets cassés) et à la maison non plus, en plus Olivier faisait des gaffes au collège des fugues et des histoires à la maison, ça faisait beaucoup de choses et Ghislaine quittait le sud pour changer de métier et alla au nord dans un petit village : Le Mayet-de-Montagne. Maman n'en pouvait plus car elle n'était pas libre.&lt;br /&gt;Alors elle décida de rejoindre Ghislaine au Mayet qui était directrice. On vivait dans l'appartement qui nous était destiné, on avait une chienne Wa-Wa et une perruche Batiste. Mais il meurt car Clara le tenait (elle était à patins à roulettes et Wa-Wa le mangea, on en acheta un autre qui s'appelait Tom et une compagne Boni).&lt;br /&gt;Mais Tom mourut je ne sais pas comment. On avait trouvé aussi un moineau mais il mourut, entre-temps Wa-Wa fit des chiots, Lolita qui ressemblait à Wa-Wa et la Puce blanche et noire, un setter anglais qui nous regarde avec un joli regard. Et c'est celle-ci qu'on garda.&lt;br /&gt;On acheta une maison de campagne (le Pin).&lt;br /&gt;La Puce est infernale.&lt;br /&gt;On racheta une perruche qu'on appela encore une fois Boni. Elle mourut (d'un coup de froid ?).&lt;br /&gt;Un de mon papi et mamie mourut, ça m'attrista beaucoup.&lt;br /&gt;Johanna nous fait des cours de gymnastique.&lt;br /&gt;C'est l'été nous préparons un spectacle car Clara va aller chez son père en avion ma soeur et moi on préfère rester au Pin. On va tout arranger, la maison et le jardin.&lt;br /&gt;Maman a divorcé d'un divorce à l'amiable c'est-à-dire sans problèmes. Nous venons de ranger à fond : la salle de bain, la chambre de Johanna et la grande chambre où Clara et moi dormons.&lt;br /&gt;On ne sait pas si on va donner la Puce car elle mange les poules et course les moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le dimanche 7 juillet. Et Clara va partir le 9, c'est-à-dire mardi, avec Johanna on ne sait pas ce qu'on va faire pendant que Clara sera chez son père.&lt;br /&gt;Ce qu'on sait c'est que l'on va faire un méchoui au Pin et que l'on sera sûrement plus que trente mais Clara ne sera pas là.&lt;br /&gt;Le 14 juillet on ira sûrement danser dans les rues de Vichy je ne sais même pas pour laquelle occasion.&lt;br /&gt;On va sûrement aller voir la famille : en Espagne, à Puységur ma &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;1&lt;/span&gt; tante mon &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;2&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;tonton mon  &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;3 &lt;/span&gt;cousin et ma &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;4&lt;/span&gt; cousine.&lt;br /&gt;Mais je n'irai pas voir mon &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;5&lt;/span&gt; père !&lt;br /&gt;Avant on avait une petite maison où on faisait de la dînette mais maintenant on a décidé d'en faire une remise.&lt;br /&gt;Clara reviendra maximum le 6 août on ira sur des manèges à Barcelone.&lt;br /&gt;Brigitte va passer une semaine avec nous, nous en sommes très contentes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7643687749429559502?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7643687749429559502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7643687749429559502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/villejuif-19.html' title='Villejuif 21'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1967777711372315426</id><published>2010-04-20T21:35:00.003+02:00</published><updated>2010-04-23T15:06:40.942+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 20</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'angoisse dépasse le seuil de supportabilité, en perfusion antarax et tranxène. Parler, à quoi bon, je soutiens le contraire. Dans la chambre, oranges et citrons vaporisés, artifices méditerranéens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1967777711372315426?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1967777711372315426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1967777711372315426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/langoisse-depasse-le-seuil-de.html' title='Villejuif 20'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7410123102528870106</id><published>2010-04-17T12:09:00.004+02:00</published><updated>2010-04-17T12:28:39.689+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 19</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après la faillite de la scierie, Claudí travaille comme manoeuvre dans des chantiers toulousains.&lt;br /&gt;À cinquante ans, malgré une "aorté déroulée" qui fragilise sa santé, il apprend durant six mois, afin de s'installer à son compte, le métier de carreleur. Le voilà devant son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chef-d'oeuvre&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Il décide de travailler à la tâche, en binôme, avec un jeune Français rencontré durant la formation. Pour ne pas le pénaliser, il cherche à abattre la même quantité de travail que son associé, jusqu'à l'angine de poitrine qui marque l'arrêt définitif de ses activités professionnelles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S8mM01kMuSI/AAAAAAAAApc/i6F6B3uv7dI/s1600/Olga2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 259px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S8mM01kMuSI/AAAAAAAAApc/i6F6B3uv7dI/s400/Olga2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5461050862523431202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7410123102528870106?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7410123102528870106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7410123102528870106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/apres-la-faillite-de-la-scierie-claudi.html' title='Villejuif 19'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S8mM01kMuSI/AAAAAAAAApc/i6F6B3uv7dI/s72-c/Olga2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5424118375637516264</id><published>2010-04-11T09:44:00.002+02:00</published><updated>2010-04-11T09:51:15.461+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 18</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La morphine ne fait plus peur, au contraire. Elle flotte entre passé et présent, elle dit changer sa préhension du temps, rien de ce qui passe ne se gâche, elle retrouve la force les heures sans douleur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5424118375637516264?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5424118375637516264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5424118375637516264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/villejuif-18.html' title='Villejuif 18'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5742202824312184695</id><published>2010-04-06T02:07:00.004+02:00</published><updated>2010-04-06T02:13:34.689+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 17</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S7p7c74xngI/AAAAAAAAApU/SKZfz5J7QBU/s1600/Olga1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 283px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S7p7c74xngI/AAAAAAAAApU/SKZfz5J7QBU/s400/Olga1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456809635555155458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L'arrivée dans les Vosges, c'est en 1949, après les années landaises où Claudí travaille comme bûcheron. En achetant des fours à charbon, il se fait peu à peu connaître dans le monde du bois : on lui propose un poste officieux — il reste un étranger — de directeur de scierie, à Crémanvillers, un hameau près de Vagney.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mon grand-père buvait des coups avec ses ouvriers, s'il n'avait pas fait faillite, il aurait été un patron paternaliste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ils occupent une maison à un étage. L'immigré catalan devenu directeur peut offrir à son épouse une aide ménagère. L'après-midi, ma grand-mère écrit des romans.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Au printemps, à perte de vue, champs de perce-neige et de jonquilles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les boîtes de sardines servent de barque sur le ruisseau près de la maison.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Passage des marchands ambulants.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le père revient un soir avec un gramophone. Ma mère se souvient de &lt;i style=""&gt;Si vas a Par&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;ís&lt;/span&gt;, pa&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;pá, cuidado con los apaches…&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt;Ma soeur déconseille le mot&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="ES-TRAD"&gt; gramophone.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5742202824312184695?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5742202824312184695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5742202824312184695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/villejuif-17.html' title='Villejuif 17'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S7p7c74xngI/AAAAAAAAApU/SKZfz5J7QBU/s72-c/Olga1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2330259723416326682</id><published>2010-04-05T17:12:00.002+02:00</published><updated>2010-04-05T17:14:47.018+02:00</updated><title type='text'>Villejuif 16</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;À l’arrière-plan, des montagnes pas très hautes, les Vosges.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La famille, heureuse apparemment, debout, adossée à un parapet. Parents très souriants pour la photo. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La fillette, contre son père dans une position assez tendre, appareil photo autour du cou, confié par le père avec toutes les précautions d’usage, éprouve un fort sentiment de privilège.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le petit frère, à côté, en train de former une bulle de chewing gum.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La mère, allure décontractée, veste blanche ouverte, bras appuyé sur le parapet, cheveux coiffés en arrière.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le père endimanché : cravate claire, long pardessus, cheveux gominés.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2330259723416326682?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2330259723416326682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2330259723416326682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/larriere-plan-des-montagnes-pas-tres.html' title='Villejuif 16'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2894265626461584249</id><published>2010-04-02T02:17:00.003+02:00</published><updated>2010-04-02T02:19:14.422+02:00</updated><title type='text'>Vase 1</title><content type='html'>&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Merci à &lt;a href="http://aout-en-attendant.blogspot.com/"&gt;Anne Collongues&lt;/a&gt; de me donner l'occasion de participer aux &lt;a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=104893605886"&gt;vases communicants.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;À lire sur publie, son &lt;a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article245"&gt;Quatrième étage&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et surtout découvrir son approche très sensible des lieux qu'elle traverse et des gens qu'elle croise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Muotokuva&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Elle a découvert ici sa peur du vide, en Finlande tout est plat. Elle n’avait jamais été confrontée à la hauteur vertigineuse, elle se cramponne aux falaises. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Porträt&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Les gens croient qu’il est russe à cause de sa blondeur et de sa carrure. Il est allemand. Quand il me parle son regard se pose longtemps sur un espace vide sur le côté où il semble visualiser sa phrase à venir, faire la traduction, changer l’ordre des mots. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Ritratto&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Il fait des phrases concises, il a un rire fort qui surgit et s’interrompt de la même manière. Au téléphone il raconte à sa fille restée en Italie des histoires de lapin voyageur qui parle toutes les langues du monde. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Portre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Pendant les trois premiers mois je n’ai vu que son profil gauche, entendu son accent turc, regardé sa chevelure orange lisse. Quand je lui ai parlé pour la première fois, je n’ai pas reconnu son visage, très différent de ce que son profil m’avait laissé imaginer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Retrato&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Elle est venue en touriste quand elle avait vingt ans, elle est tombée amoureuse et n’est jamais repartie. Demain, elle repart en Colombie pour quelques semaines, elle n’a pas vu sa mère depuis douze ans. Ses nuits sont agitées par ce retour.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Anne Collongues&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2894265626461584249?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2894265626461584249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2894265626461584249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/04/merci-anne-collongues-de-me-donner.html' title='Vase 1'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6195421782589543421</id><published>2010-03-28T23:17:00.004+02:00</published><updated>2010-06-17T16:28:42.541+02:00</updated><title type='text'>Enfants 6</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À droite du lit, des photos du passé que tu as piochées dans les albums, troués désormais, défiant en moi l'archiviste velléitaire qui, depuis douze ans, tente de rassembler. La tendance envers moi est aux actes sacrilèges, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu me cherches&lt;/span&gt;, et je te laisse me chercher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6195421782589543421?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6195421782589543421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6195421782589543421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/enfants-5.html' title='Enfants 6'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7450299572222697386</id><published>2010-03-17T08:02:00.003+01:00</published><updated>2010-03-28T23:30:25.382+02:00</updated><title type='text'>Enfants 5</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chez lui affleurent les larmes, presque quotidiennement. Tu as cautérisé les tiennes.&lt;br /&gt;Il ne peut jouer le croque-mort.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7450299572222697386?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7450299572222697386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7450299572222697386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/4.html' title='Enfants 5'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2570584870195483784</id><published>2010-03-17T07:29:00.003+01:00</published><updated>2010-03-28T23:29:58.741+02:00</updated><title type='text'>Enfants 4</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour m'amarrer, c'est la réponse que je donnais.&lt;br /&gt;Des amarres de chair. Des câbles de vie.&lt;br /&gt;Du bourgeon prénatal aux cellules qui se multiplient.&lt;br /&gt;Bien m'amarrer, bien me pendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2570584870195483784?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2570584870195483784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2570584870195483784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/3_17.html' title='Enfants 4'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6121558419228227847</id><published>2010-03-08T12:10:00.003+01:00</published><updated>2010-03-28T23:29:24.316+02:00</updated><title type='text'>Enfants 3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De ces visages que tu as dégrafés pour les rejeter, tous portent, à mes yeux, la marque des années où, faute de temps, je ne me regardais plus moi-même. Ces années disparaîtront de ta mémoire si tu n'en conserves pas la trace. À moi ces années font mal. Toi, tu parles des jeux que vous faisiez, ton frère et toi, pour passer le temps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6121558419228227847?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6121558419228227847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6121558419228227847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/3.html' title='Enfants 3'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6801192282662871023</id><published>2010-03-07T10:40:00.004+01:00</published><updated>2010-03-28T23:29:10.274+02:00</updated><title type='text'>Enfants 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce jour-là, un soir de chaleur, des images sublimes ou banales traversaient ma tête, alors que je poussais devant moi la poussette, et ces images n'arrivaient pas jusqu'à toi mais peut-être que, néanmoins, quelque chose de ces pensées, un flux, t'atteignait.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6801192282662871023?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6801192282662871023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6801192282662871023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/2.html' title='Enfants 2'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7528971024961294108</id><published>2010-03-05T01:18:00.004+01:00</published><updated>2010-03-28T23:28:51.538+02:00</updated><title type='text'>Enfants 1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu as dégrafé, sur les murs de ta chambre recouverts d'une moquette bleu ciel, nos photos. Sur l'une, lors d'un habituel concours de grimaces, tu avances devant ton frère, bouche tordue, main qui dévie le nez, yeux grands ouverts. Lui, derrière, il t'imite. Nous sommes en Catalogne, l'été 2004. Dans le jardin de la location, la balançoire amène des cris de joie.&lt;br /&gt;Une photo de l'année précédente, c'est toi qui l'as prise, un jour de fête de la musique à Paris, je suis figée à côté de la poussette, il a deux ans, je suis prise de trop près, ma tête est énorme, comme celle des bébés sur les peintures des vierges à l'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7528971024961294108?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7528971024961294108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7528971024961294108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/03/1.html' title='Enfants 1'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8109124024925475130</id><published>2010-02-05T10:20:00.001+01:00</published><updated>2010-02-05T10:21:53.826+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 57</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une vie consciente, sans une conception du monde bien définie, n'est pas une vie, mais un fardeau, une horreur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Anton Tchekhov (correspondance)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8109124024925475130?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8109124024925475130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8109124024925475130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/02/quotidien-57.html' title='Quotidien 57'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8071782991001596445</id><published>2010-01-04T03:19:00.006+01:00</published><updated>2010-01-18T09:12:37.029+01:00</updated><title type='text'>Dimanche soir 1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dimanche soir, le cartable était bouclé assez tôt, les affaires du lendemain posées sur le bord du lit, on avait pris un bain en fin d'après-midi, la soirée se déroulait en pyjama. Il y avait le rituel du dessin animé. Les mères attendaient de nous savoir au lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'énoncé de la semaine, le dimanche ne se raccroche à rien, c'est le vide, la fin. L'insomnie systématique de la nuit du dimanche à lundi crée un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;continuum&lt;/span&gt;. À sept heures, rien n'est prêt, la journée commence par la recherche d'objets — lunettes, clé, téléphone — et par les trucs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hyper&lt;/span&gt; urgents qu'on n'a pas faits, répondre à ce mail, là, précis, payer la nourrice, on est le quatre. Coup d'envoi de la semaine sur fond de fatigue, nous derrière.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8071782991001596445?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8071782991001596445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8071782991001596445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/01/dimanche-soir-1.html' title='Dimanche soir 1'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-1080785605280962469</id><published>2010-01-03T15:12:00.003+01:00</published><updated>2010-01-03T15:18:31.985+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 56</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S0CmGTa7BlI/AAAAAAAAAk8/rjgCERPXt38/s1600-h/02012010488.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S0CmGTa7BlI/AAAAAAAAAk8/rjgCERPXt38/s400/02012010488.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422516578576696914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans les toilettes carrelées de Beaubourg, la surface susceptible d'accueillir de l'écrit se réduit aux jointures sur lesquelles on déchiffre des inscriptions, toujours les mêmes, déclarations amoureuses ou mots orduriers, intime qu'autorise l'intimité du lieu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-1080785605280962469?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1080785605280962469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/1080785605280962469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/01/dans-les-toilettes-carrelees-de.html' title='Quotidien 56'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/S0CmGTa7BlI/AAAAAAAAAk8/rjgCERPXt38/s72-c/02012010488.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3672025384935989275</id><published>2010-01-02T03:02:00.002+01:00</published><updated>2010-01-02T03:06:32.362+01:00</updated><title type='text'>La Barbe à l'Institut de France</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=LpG0CAOFyIw&amp;amp;feature=player_embedded"&gt;Aux illustres Académiciens, louanges, mais vigilance !&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/Sz6p_shAvLI/AAAAAAAAAk0/pbz2KIiPA7s/s1600-h/barbe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/Sz6p_shAvLI/AAAAAAAAAk0/pbz2KIiPA7s/s400/barbe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5421957913147129010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.labarbelabarbe.org/Accueil.html"&gt;La Barbe&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3672025384935989275?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3672025384935989275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3672025384935989275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/01/la-barbe-linstitut-de-france.html' title='La Barbe à l&apos;Institut de France'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/Sz6p_shAvLI/AAAAAAAAAk0/pbz2KIiPA7s/s72-c/barbe.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5404475155233502692</id><published>2010-01-02T02:40:00.003+01:00</published><updated>2010-01-02T02:59:15.029+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 55 - des lieux cadenassées</title><content type='html'>   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:characters&gt;2&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;1&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;2&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-fareast-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;!--EndFragment--&gt; &lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;« &lt;/span&gt;Le lieu de l'utopie même c'est la maison créée par la femme, cette tentative à laquelle elle ne résiste pas, à savoir d'intéresser les siens non pas au bonheur mais à sa recherche comme si l'intérêt même de l'entreprise tournait autour de cette recherche elle-même, qu'il ne fallait pas en rejeter résolument la proposition du moment qu'elle était générale. La femme dit qu'il faut se méfier et à la fois comprendre cet intérêt singulier pour le bonheur. Elle croit que ça amènera les enfants à rechercher plus tard un état heureux de la vie. C'est ce que veut la femme, la mère, amener son enfant à s'intéresser à la vie. La mère sait que l'intérêt au bonheur des autres est moins dangereux pour l'enfant que la croyance au bonheur pour soi.&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;Il y a des femmes qui n'y arrivent pas, des femmes maladroites avec leur maison, qui la surchargent, qui l'encombrent, qui n'opèrent sur son corps aucune ouverture vers le dehors, qui se trompent complètement et qui n'y peuvent rien, qui rendent la maison invivable ce qui fait que les enfants la fuient quand ils ont quinze ans comme nous l'avons fuie. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous fuyons parce que la seule aventure est celle qui a été prévue par la mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il y a beaucoup de femmes qui ne résolvent pas le désordre, le problème de l'envahissement de la maison par ce qu'on appelle le désordre dans les familles. Ces femmes savent qu'elles n'arrivent pas à surmonter les difficultés incroyables que représente le rangement d'une maison. Mais de le savoir ou non, rien n'y fait. Ces femmes transportent le désordre d'une pièce à l'autre de la maison, elles le déplacent ou elles le cachent dans des caves ou dans des pièces fermées, ou dans des malles, des armoires et elles créent comme ça, dans leur propre maison, des lieux cadenassés qu'elles ne peuvent plus ouvrir, même devant leur famille, sans encourir une indignité. Il y en a beaucoup qui sont de bonne volonté et naïves et qui croient qu'on peut résoudre la question du désordre en la remettant à&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;«&lt;/span&gt; plus tard&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;, qui ignorent que ce moment-là, qu'elles appellent &lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;«&lt;/span&gt; plus tard&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt; », il n'existe pas, il n'existera jamais. Et il sera trop tard lorsqu'il arrivera vraiment. Que le désordre, c'est-à-dire l'accumulation des biens, doit être résolu d'une façon extrêmement pénible, par la séparation d'avec les biens. Je crois que toutes les femmes souffrent de ça, de ne pas savoir jeter, se séparer. [...]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Vie matérielle&lt;/span&gt; — Marguerite Duras p.53-56       &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:characters&gt;1&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;1&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;1&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-fareast-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5404475155233502692?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5404475155233502692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5404475155233502692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2010/01/quotidien-55-des-lieux-cadenassees.html' title='Quotidien 55 - des lieux cadenassées'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7674323817196381497</id><published>2009-12-30T00:54:00.002+01:00</published><updated>2009-12-30T01:01:04.542+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 54</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article851"&gt;Ranger la tête&lt;/a&gt; serait d'abord ranger le bureau&lt;br /&gt;faire le tri des papiers&lt;br /&gt;des projets en cours abandonnés à peine amorcés&lt;br /&gt;tout serait clair&lt;br /&gt;sans la tumeur sombre des défaillances&lt;br /&gt;dont l'ampleur augmente sans réduction possible&lt;br /&gt;logiquement&lt;br /&gt;si ce n'est plus grand calme&lt;br /&gt;intérieur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7674323817196381497?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7674323817196381497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7674323817196381497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-54.html' title='Quotidien 54'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5851077390467770304</id><published>2009-12-28T02:23:00.002+01:00</published><updated>2009-12-28T02:38:26.701+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 53</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Face à elle, douze ans — obligée de    &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:characters&gt;1&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;1&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;1&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-fareast-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:characters&gt;1&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;1&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;1&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-fareast-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt; &lt;!--EndFragment--&gt; marcher un pas en avant   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/apple/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0/clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:characters&gt;1&lt;/o:Characters&gt;   &lt;o:company&gt;choupette&lt;/o:Company&gt;   &lt;o:lines&gt;1&lt;/o:Lines&gt;   &lt;o:paragraphs&gt;1&lt;/o:Paragraphs&gt;   &lt;o:characterswithspaces&gt;1&lt;/o:CharactersWithSpaces&gt;   &lt;o:version&gt;12.0&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:allowpng/&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:drawinggridhorizontalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;   &lt;w:drawinggridverticalspacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;   &lt;w:displayhorizontaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:displayverticaldrawinggridevery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:dontautofitconstrainedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="276"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:Cambria; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:Cambria; 	mso-fareast-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi; 	mso-fareast-language:EN-US;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ascii-font-family:Cambria; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Cambria; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"&gt;»&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;, pour que ça fonctionne, maintenir la distance, la recréer sans cesse.&lt;br /&gt;Nous n'avons pas d'indulgence l'une pour l'autre, apprendre l'indulgence, trois mots. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5851077390467770304?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5851077390467770304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5851077390467770304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-53.html' title='Quotidien 53'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-3905577330882556603</id><published>2009-12-28T02:18:00.001+01:00</published><updated>2009-12-28T02:18:52.236+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 52</title><content type='html'>Ce qui faisait mal fait moins mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-3905577330882556603?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3905577330882556603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/3905577330882556603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-52.html' title='Quotidien 52'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2104771414771152860</id><published>2009-12-14T14:54:00.003+01:00</published><updated>2009-12-28T02:14:33.070+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 51</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis trois mois, à nouveau dans les textes (Duras, Rilke), à lire, pour Théâtre Ouvert, Llamas, Renaude, Minyana, Vinaver, Deutsch, Minyana, Darley, Koltès, Novarina, ça infuse. Surtout, à confronter nos dix-sept lots d'humeurs multiples et changeantes, presque chaque jour, chaque jour dans des énergies différentes. Le soir, la rétention des enfants sur le corps de la mère, qu'elle n'oublie pas leurs nécessités — l'arme redoutable, pour être sauvé, de se mettre à couler.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2104771414771152860?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2104771414771152860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2104771414771152860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-51.html' title='Quotidien 51'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-7559605016496714261</id><published>2009-12-14T00:23:00.003+01:00</published><updated>2009-12-14T00:47:23.022+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 50</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que nous sommes la journée, la capacité que nous avons, moi surtout, de dire des phrases définitives, d'y croire, d'y enfouir des nuances contradictoires, d'envisager la solitude comme un but profitable, cela chaque soir disparaît, en ce moment tu respires, je pose ma tête assez près.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-7559605016496714261?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7559605016496714261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/7559605016496714261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-50.html' title='Quotidien 50'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8928132427332950880</id><published>2009-12-10T09:53:00.002+01:00</published><updated>2009-12-10T09:56:11.295+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 49</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SyC3OxOjZfI/AAAAAAAAAkk/nx5piNrL1Zc/s1600-h/10122009478.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SyC3OxOjZfI/AAAAAAAAAkk/nx5piNrL1Zc/s400/10122009478.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413528216459765234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Ich lerne sehen. Ich weiß nicht, woran es liegt, es geht alles tiefer in mich ein und bleibt nicht an der Stelle stehen, wo es sonst immer zu Ende war. Ich habe ein Inneres, von dem ich nicht wußte. Alles geht jetzt dorthin. Ich weiß nicht, was dort geschieht.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’apprends à voir. Je ne sais pas à quoi c’est dû, tout pénètre en moi plus profondément, et ne demeure pas où, jusqu’ici, cela prenait toujours fin. J’ai un intérieur dont j’ignorais l’existence. Tout y va désormais. Je ne sais pas ce qui s’y passe.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand je rentre, tout le monde dort, résonnent ces phrases de Rilke répétées en boucle par Annika, Tommy et Natacha. La chatte vient renifler ma bouche puis s'allonge contre moi, sur le canapé. J'ai su qu'&lt;a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/"&gt;Arnaud&lt;/a&gt; vit, trois jours par semaine, dans une rue perpendiculaire à la mienne — enquête sur Verlaine et la rue Nollet. Je m'extirpe du canapé à 4h30, les pleurs du bébé à 6h30, la radio une heure plus tard, la lumière normale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8928132427332950880?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8928132427332950880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8928132427332950880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-48_10.html' title='Quotidien 49'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SyC3OxOjZfI/AAAAAAAAAkk/nx5piNrL1Zc/s72-c/10122009478.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-2496372842872407882</id><published>2009-12-09T03:16:00.005+01:00</published><updated>2009-12-09T03:24:18.307+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 48</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la queue des parents d'élèves qui attendent de parler aux enseignants de 5e, Anna a un peu honte de moi mais ça va, supportable.&lt;br /&gt;Elle est étonnée de constater que ses professeurs sont des êtres humains, elle qui, souvent, s'obstine à les trouver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bizarres&lt;/span&gt;. Elle me fait réciter un texte de Lagarce que je dois jouer demain, je ne suis pas au point.&lt;br /&gt;Devant l'enceinte de l'établissement, tout à l'heure, des ados immenses se bousculaient, avec la force et la maladresse d'éléphants de mer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-2496372842872407882?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2496372842872407882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/2496372842872407882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-48.html' title='Quotidien 48'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4146247199520745202</id><published>2009-12-08T00:00:00.009+01:00</published><updated>2009-12-10T10:33:53.898+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 47</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les mots comme des enveloppes de discours, aujourd'hui, affligeants contre soi, ne formulant qu'une rhétorique du dénigrement, spirale des regrets, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;j'aurais dû&lt;/span&gt;, à quel moment me suis-je trahie ? N'est-ce pas présomptueux, s'il n'y a rien à trahir, moi-même comme sujet d'une possible trahison ? Ce genre de pensées tout l'après-midi, avec le plus grand sérieux, et, pour finir l'ironie,  ajouter de l'eau à la glu ou pleurer sous la douche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout passe, cela passera aussi, les colères et les chagrins, plutôt, comme les enfants, les colères qui permettent d'accéder au chagrin : ce processus biologique me surprend toujours, à quel point le chagrin lave.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4146247199520745202?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4146247199520745202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4146247199520745202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-47.html' title='Quotidien 47'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-8367613746202266755</id><published>2009-12-06T13:21:00.004+01:00</published><updated>2009-12-06T17:58:47.197+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 46</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SxvitZ7UGQI/AAAAAAAAAkU/DjlMOyNfM2E/s1600-h/jetee07.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 185px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SxvitZ7UGQI/AAAAAAAAAkU/DjlMOyNfM2E/s400/jetee07.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412168646897441026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Jetée&lt;/span&gt; — Chris Marker&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je lis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La maladie de la mor&lt;/span&gt;t de Duras. Le bouillon de poule est en train de cuire pour ma mère, sous la cloche transparente, les yeux jaunes de graisse.&lt;br /&gt;Certains moments que je traverse durant mes journées, forts, et que je voudrais recueillir le soir, de crainte qu'ils ne s'évaporent. Le soir, je ne trouve jamais la lucidité d'écrire, juste la fatigue.&lt;br /&gt;Comme vendredi, à la Maison de l'Arbre, autour de Thissa qui nous parlait d'Ulrike Meinhof et d'Armand Gatti. Une femme est entrée, nous a parlé d'un poète qu'elle traduisait, au nom imprononçable, « sur 3000 pages écrites, seulement 100 publiées », nous a demandé si nous voulions un café, nous a souhaité une bonne séance de travail. Quand elle est repartie, Thissa a dit : « C'est Hélène Châtelain, la femme dans &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Jet%C3%A9e"&gt;La Jetée&lt;/a&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-8367613746202266755?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8367613746202266755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/8367613746202266755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-46.html' title='Quotidien 46'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_s-GQ968EWl0/SxvitZ7UGQI/AAAAAAAAAkU/DjlMOyNfM2E/s72-c/jetee07.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-6659121215934187267</id><published>2009-12-05T21:07:00.001+01:00</published><updated>2009-12-05T21:08:55.226+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 45</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne devrait jamais essayer d'aider quelqu'un quand on a soi-même besoin d'être aidé(e).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-6659121215934187267?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6659121215934187267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/6659121215934187267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-45.html' title='Quotidien 45'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-5532787118926589260</id><published>2009-12-01T23:54:00.001+01:00</published><updated>2009-12-01T23:54:24.899+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 44</title><content type='html'>&lt;a href="http://retors.net/spip.php?article239"&gt;Monika&lt;/a&gt; passe beaucoup de temps au milieu d’archives, livres et documents. Elle me parle de cette sensation de faux savoir que lui donnent ses journées dans les livres.&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je me souviens d’après-midi de surchauffe intellectuelle en bibliothèque, à rédiger des dossiers ou mon plan de thèse. Mon excitation mentale qui confinait à l’exaltation reléguait le reste — Franprix, cantines à régler, moutons de poussière — à un niveau fonctionnel plus que secondaire. J’avais touché quelques éléments, c’était bien, tant d’autres me resteraient à jamais inaccessibles, invisibles. Entrée dans une communauté conditionnée par la peur de l’imposture. Le savoir, par définition, ne pourrait que m’exclure. Cela me rendait inquiète, même si les objectifs étaient faciles à définir, faciles à atteindre et à renouveler.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je regrette d’avoir été une bonne élève. J’ai perdu un temps fou à satisfaire ce qu’on attendait de moi. Je me suis inventé des pères. Je me suis inventé des gens qui auraient attendu de moi des choses. Mon père, encore maintenant, me répète qu’il a confiance en moi, c’est sa phrase de fin de coup de fil qui lui évite d’écouter ce que j’ai à dire. Personne n’attend rien de moi. Personne n’attend rien de personne. Et pourtant je déplore quand mes enfants n’ont pas, comme je l’avais à leur âge, « l’orgueil de la bonne note ». Dois-je leur dire que j’ai confiance en eux, dois-je les charger de ce poids ? Je pense souvent avoir à réapprendre, à l’envers. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;32 + 32 = 64 ans&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;À 64 ans, parce qu’elle lutte contre un cancer, ma mère apprend à vivre. Elle qui redoutait la solitude de son appartement passe ses journées dans les livres, à l’écoute, dans le refus, vital, de se réfugier dans les zones du savoir intellectuel, livresque, pauvre en sève. La sève est vitale. Il faut qu’elle entre en contact avec ses désirs. Elle a lu la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Recherche &lt;/span&gt;cet été, elle découvre cet hiver Bauchau, Bergougnoux, Bessette. Je vais lui suggérer de suivre l’alphabet. Les mois passent, les statistiques mentent, le savoir mort ne sert à rien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-5532787118926589260?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5532787118926589260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/5532787118926589260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/12/quotidien-44.html' title='Quotidien 44'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6446897925853456322.post-4150771432826766006</id><published>2009-11-22T18:20:00.003+01:00</published><updated>2009-11-22T18:38:48.522+01:00</updated><title type='text'>Quotidien 43</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais redevenir végétarienne.&lt;br /&gt;A chaque fois, dans les jours qui suivent, dernière concession avant d'honorer mon voeu, je me jette sur de la viande rouge. Viande rouge et vin rouge. Je suis fatiguée, j'ai besoin de nourrir mon sang — cellules vivifiées, globules rouges à bloc. Pas le moment de pâlir comme un vendeur de biocop. Urgence de coeur au ventre. Dernière entrecôte.&lt;br /&gt;Mon grand-père était boucher. La boucherie jouxtait la maison, au centre du village, dans le Gers. Après avoir fait la vaisselle dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;souillarde&lt;/span&gt;, les adultes faisaient aux cartes et les enfants s'ennuyaient. On avait sorti la viande du déjeuner de la chambre froide. Autour du foie gras, la graisse jaune foncé. Le rugby.&lt;br /&gt;Quelques années après, j'avais suivi ma mère dans un de ses régimes. Elle avait lu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Guerre du cru&lt;/span&gt;, et nous devions renifler, individuellement, avant de les ingérer, tous nos aliments. La viande rouge avait l'odeur du sang, la viande blanche puait.&lt;br /&gt;Mes années végétariennes, à l'adolescence. Je culpabilisais mes voisines de réfectoire si bien qu'à notre table, le plat carné repartait aux cuisines, intact. Certaines mères en avaient parlé à la mienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6446897925853456322-4150771432826766006?l=sarah-cillaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4150771432826766006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6446897925853456322/posts/default/4150771432826766006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sarah-cillaire.blogspot.com/2009/11/quotidien-43_22.html' title='Quotidien 43'/><author><name>Sarah Cillaire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02171233428392255701</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
